Entreprise : la fuite d'informations passe par tous les supports de stockage

Par 07 novembre 2008
Mots-clés : Smart city

Les matériels d'occasion contiennent souvent des données confidentielles sur leurs anciens propriétaires. Pour sécuriser leurs informations, les entreprises doivent généraliser l'usage de logiciels de nettoyage.

Une étude menée par l’opérateur BT ainsi que les universités de Glamorgan et Edith Cowan soulignait récemment que des données sensibles traînent souvent dans les mobiles de seconde main. La même équipe révèle dans un article à venir – et sur ce point l'étude des chercheurs n'est pas très novatrice - qu’un problème similaire se pose à propos des disques durs d'ordinateurs déjà utilisés lorsqu'ils sont soit donnés soit revendus sur le marché de l'occasion. Comme l'explique l'un des auteurs de l’article, Andrew Jones, responsable du secteur recherche en sécurité de l'information chez BT, "ce phénomène représente pour les sociétés et les personnes concernées un risque significatif de sabotage commercial et d'usurpation d'identité".
"Digital Shredding"
Il est notoire que le simple fait d'effacer un fichier sur son ordinateur puis de vider sa corbeille ne suffit pas à l'effacer de son disque dur. Ce qui est plus étonnant, c'est que l'usage de logiciels de "digital shredding" soit aussi peu répandu. "On sait que ces outils existent mais on ne les utilise pas assez."Les chercheurs rappellent donc que leur généralisation est indispensable lorsque une personne ou une société veut se défaire de son ancien ordinateur au profit d'un tiers. Ils recommandent de sensibiliser les salariés des entreprises à ce problème et expliquent également que l'organisation de campagnes d'informations par les autorités auprès du grand public serait de bon augure. Comme ils l'ont déjà fait pour les portables, les chercheurs ont analysé les données conservées sur un grand nombre de matériels informatiques.
Campagnes publiques de sensibilisation
Ces derniers ont été collectés sur le marché de l'occasion. "Là encore, nous avons été très surpris de la grande quantité de données qu'il nous a été possible de reconstituer. Si elles étaient tombées dans de mauvaises mains, certaines d'entre elles auraient pu servir à déstabiliser les propriétaires des disques où elles étaient contenues". Andrew Jones ajoute que le pourcentage de disques ayant été consciencieusement nettoyés est tombé de 45 % à 33 % en un an. "Ce chiffre indique un relâchement dans les pratiques mais suggère l'existence d'un fort potentiel d'amélioration". L’article en question sera disponible d’ici peu dans la International Journal of Liability ans Scientific Enquiry.

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