Les entreprises asiatiques friandes de logiciels open source

Par 28 septembre 2009

L'utilisation des logiciels libres est en pleine croissance dans les sociétés d'Asie du Sud-est. Ces dernières en apprécient la simplicité d'intégration et la compatibilité avec plusieurs plates-formes.

En Asie du Sud-est, les logiciels libres sont de plus en plus considérés comme une solution fiable pour réduire ses frais, révèle IDC dans son étude Open source software adoption. Cette tendance est notamment accentuée en Indonésie, où plus d’un tiers des sociétés interrogées prévoit de déployer des applications open source de gestion de relation clients (CRM) dans les dix-huit mois à venir. D’autres types de logiciels comme ceux portant sur la virtualisation ou encore la gestion de base de données suscitent le plus grand intérêt. La raison de cet engouement : la simplicité d'intégration des logiciels open source et leur compatibilité avec différentes plates-formes, sans grande modification des infrastructures.
Adaptés aux besoins
L’étude démontre ainsi que des entreprises comme Alfresco, SugarCRM Ingres, Jaspersoft ou Red Hat s’emploient à créer de la demande et à sensibiliser d’autres compagnies. Au-delà du produit, celles-ci y voient une opportunité de créer des partenariats efficaces favorisant leur expansion. A noter : selon le cabinet, les entreprises publiques font partie de celles les plus intéressées par les logiciels en open source. "Le secteur public cherche à créer un écosystème propice à l’adoption massive des logiciels libres", explique Ridhi Sawhney, analyste chez IDC Research. Notamment parce que la méthode est perçue comme une manière flexible d’adapter les logiciels aux besoins spécifiques des entreprises. Reste que, d’après IDC Research, plusieurs efforts restent à fournir pour favoriser un développement harmonieux des logiciels libres en Asie du Sud-est.
Changements de stratégies
A part quelques fournisseurs comme Red Hat et Sun, qui sont implantés dans la région, les autres se reposent sur leurs réseaux de partenaires. IDC rappelle du coup l'importance pour les fournisseurs de renforcer leur présence au niveau local pour favoriser cette migration. Les offres de services et d’assistance doivent aussi se multiplier. Dernière chose : le manque de connaissance des collaborateurs. D'ailleurs, le cabinet souligne que l'une des principales craintes des utilisateurs finaux est de ne pas disposer des compétences internes et externes à la bonne conduite d'un projet open source dans son entreprise. D'où la nécessité de mettre en place des sessions de formation. Pour en savoir plus sur les logiciels libres, Paris accueille les 1er et 2 octobre 2009 l’Open World Forum, dont L'Atelier est partenaire.

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