Entreprises : la culture du digital passe par la formation des collaborateurs

Par 08 juillet 2014 2 commentaires
formation digital entreprises

L'importance de l'apprentissage de notions de programmation informatique et plus largement d’outils numériques fait consensus dans les entreprises impliquées dans la transition numérique. Reste à savoir comment former leurs collaborateurs.

Le groupe La Poste met progressivement en place des formations dédiées au digital pour ses salariés. Et ce, même s'il existe déjà des "transferts de compétences de la part de certains de nos prestataires" vers les collaborateurs de La Poste, explique Sylvie Joseph, directrice du programme de transformation interne digitale. L’enjeu de ces formations est "d'aider les équipes chargées des systèmes d’informations à se développer et se transformer en interne grâce aux nouvelles technologies, afin d'être toujours à la page voire en avance", sans pour autant modifier l'équilibre entre prestation externe et équipes internes. De telles formations accélèrent le développement des projets en interne, mais permettent aussi de renforcer l'attractivité de l'entreprise à de nouveaux collaborateurs et l'employabilité de leurs collaborateurs dans d'autres entreprises. Ce sont les arguments mis en valeur par Jean-Marc Tassetto interviewé dans le cadre de l'USI, à propos de CoorpAcademy, un service développé pour les entreprises sous forme de "Mooc" ("Massive Open Online Course"). Ces Mooc’s répondent au besoin des entreprises engagées dans le "management du changement culturel et technique" qui doivent former très vite un maximum de collaborateurs, de commerciaux, de clients.

Faire émerger une culture commune

Les Mooc’s "offrent une culture commune au digital dans l'entreprise et permettent de pallier les disparités qui existent entre les différents services" détaille Jean-Marc Tassetto. Selon le co-fondateur de CoorpAcademy, les questions sur le développement informatique ne doivent pas être envisagées sous l'angle d'une formation au code mais comme "un élément de culture générale, une occasion de comprendre ce qu'est le code". Pour Sylvie Joseph, les formations évitent les pertes d’argent et de temps qui surviennent lorsqu’il y a une mauvaise communication entre les équipes. En effet, la compréhension des langages informatiques et de leur structure permet d’avoir conscience des contraintes qu'impliquent les projets sur le plan technique. Selon Sylvie Joseph, les façons de collaborer au sein de l'entreprise sont amenées à changer en faveur d'une "logique d'équipes pluridisciplinaires", plus proche de celles des startups ou des jeunes entreprises issues du numérique comme Google, où les frontières entre équipes SI et marketing/communication ont tendance à être gommées.

Un support digital adapté aux entreprises

Jean-Marc Tassetto argumente autour de l'idée que le Mooc est le support par excellence pour enseigner les enjeux de la culture digitale. De plus, "il est unique du point de vue de l'expérience pédagogique de l'apprenant", selon l'ex PDG de Google France. En effet, dans sa forme digitale, le Mooc rompt avec les anciens processus verticaux qui caractérisaient l'enseignement : on choisit de travailler sur les cours au moment qui nous arrange, dans l'ordre que l'on préfère, etc... "La révolution du web appliquée à l'éducation rend les choses plus horizontales, collaboratives et sociales dans les modes d'apprentissage", explique Jean-Marc Tassetto. Mais il ne voit pas pour autant le Mooc comme une fin en soi, puisqu'il l'envisage en complément d'une formation traditionnelle avec présence d’un expert. Selon lui, faire précéder la formation classique d’un Mooc encouragera davantage les collaborateurs à échanger avec l’expert venu dispenser son cours. Le Mooc aura dès lors amplifié l'impact de l'apprentissage. Ces arguments semblent séduire les entreprises si l’on en juge par la poignée de gros clients que compte déjà CoorpAcademy : Nestlé, Renault, SFR, Axa, GDF Suez ou encore la Fédération Française de Football.

Retrouvez l'enquête de L'Atelier "Comment la France cherche-t-elle à valoriser les développeurs ?"

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2 Commentaires

La complémentarité est en effet de vigueur

Les MOOC couplés de travaux dirigés/ ateliers en groupe représentent aujourd'hui le meilleur compromis

Marc Bosvieux

Soumis par bosvieux (non vérifié) - le 11 juillet 2014 à 20h01

La complémentarité est en effet de RIGUEUR !

Les MOOC permettent on choisit de travailler sur les cours au moment qui nous arrange, dans l'ordre que l'on préfère, etc...

Bref comme UN LIVRE ...

Soumis par un enseignant (non vérifié) - le 01 août 2014 à 11h39

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