Les entreprises finalement bien armées contre les risques informatiques ?

Par 10 décembre 2010
Mots-clés : Smart city, Europe
verrou dans un rond vert

D'un point de vue général, les sociétés de l'Union européenne possèdent des systèmes d'authentification sécurisés. Mais des différences subsistent d'un pays à l'autre.

Les entreprises européennes sont dans l’ensemble plutôt bien protégées face aux cyber-attaques, même si une disparité existe entre les pays de l’Union. Voilà le constat que dresse dans une étude Eurostat sur les incidents de sécurité informatique survenus en 2009. Seuls 12 % des sociétés de l’Union européenne ont rencontré des problèmes liés aux dysfonctionnements de leur infrastructure technologique, selon les chiffres du rapport. Au mois de janvier 2010, la moitié des entreprises de la zone utilisait des mots de passe hautement sécurisés ou des logiciels d’authentification fiables, précisent les analystes. Cela concerne un tiers des entreprises françaises. Mais cette sécurité apparente cache en partie une hétérogénéité entre les pays de l’Union.

Une certaine hétérogénéité

En effet, si plus de 60 % des entreprises sont bien préparées face aux risques informatiques en Italie, en Irlande, en Espagne, en Slovénie, ou encore au Luxembourg, ce chiffre est inférieur à 30 % en Slovaquie, en Hongrie ou en Roumanie, par exemple. De nombreuses sociétés aux Pays-Bas ont également rapporté des problèmes d’indisponibilité de leur structure technologique en raison d’attaques venues de l’extérieur. Quand dans la majorité des pays européens, les intrusions ou les tentatives d’hameçonnage étaient inférieures à 1 % au cours de la même année.

Les entreprises européennes connectées à la Toile

Autre chose : en règle générale, l’ensemble des sociétés du Vieux Continent bénéficient désormais d’un accès à la Toile. Seuls 6 % en sont encore dépourvues. Les deux tiers des entreprises accèdent même au haut-débit. Même si là encore, des disparités subsistent : l’Autriche ou la Suède ayant un taux supérieur à 90 %  contre moins de 10 % pour la Grèce, la Roumanie ou la Bulgarie. A noter : l’étude a concerné des entreprises d’au moins dix salariés, appartenant à l’Union européenne.

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