Les entreprises passent aux applications mobiles, non sans difficultés

Par 17 janvier 2011
applications sur un smartphone

Le nombre de sociétés qui développent ou comptent développer leur propre module pour appareils nomades va croissant. Mais la multitude de plates-formes représente un défi pour les professionnels.

Les applications mobiles sont aujourd’hui perçues par les entreprises comme des outils stratégiques, qui permettent d’augmenter l’implication des salariés, tout en renforçant l’efficacité du service proposé aux clients. Voilà ce que relèvent InformationWeek Analytics et UBM dans une étude. Près de 30 % des personnes interrogées au cours de l’enquête - appartenant au secteur high-tech - évoquent ainsi une généralisation des applications mobiles dans leur sphère professionnelle. Une augmentation de plus de 20 % par rapport à la même étude, menée en 2009. Et la moitié des répondants souligne par ailleurs que leur entreprise songe fortement à développer ce type de modules au cours de l’année (+ 40 % par rapport à 2009). "Il est possible de distinguer deux typologies d’entreprises, à cet égard", explique à L’Atelier Arnaud Rayrole, fondateur du cabinet de conseil USEO.

Deux manières d’appréhender le mobile

"D’une part, celles qui cherchent avant tout à moderniser l’image du service rendu", estime-t-il. "Et d’autre part, les sociétés qui saisissent là une vraie opportunité, et qui d’une certaine façon pourraient se limiter à déployer une plate-forme mobile". En clair, il y a d’un côté les entreprises cherchant à adapter leur solution online sur les appareils nomades. Et de l’autre, celles qui s’intéressent vraiment au contexte de la mobilité et à ce que cela implique. "Développer des services fondés sur le caractère local d’Internet, en pariant sur le social, et en adaptant pourquoi pas un réseau interne sur le mobile, pour permettre à chacun des salariés de bénéficier d’un flux d’information professionnelle : les applications ne manquent pas, en vérité", développe le spécialiste. Avant de nuancer : "Ce que l’on constate actuellement, c’est que les standards propriétaires contraignent le marché".

Les standards propriétaires : un frein pour les entreprises

"Cela représente un vrai frein pour les entreprises, qui doivent développer des applications pour une, deux, trois plates-formes mobiles", précise-t-il. Ce qui représente un coût bien plus élevé. Pour Arnaud Rayrole, la réticence des petites entreprises est donc plus une question de contexte et de budget que de mentalité. La plupart des sociétés étant contraintes de choisir une plate-forme mobile en particulier, pour développer leur application. L’étude souligne justement que c’est la plate-forme du BlackBerry qui est encore privilégiée (57 %), devant celle d’Apple (35 %) ou de Google (27 %). "Le passage vers le mobile représente aujourd’hui de vrais défis pour les entreprises, qui doivent s’accommoder des nombreuses plates-formes qui imposent leurs propres règles", concluent les auteurs de l’étude. A noter : près de 700 professionnels ont été interrogés au cours de l’enquête.

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