Les entreprises les plus en vue (2/3) : Oracle/ Peoplesoft, un nouveau géant en quête de stratégie

Par 17 décembre 2004
Mots-clés : Smart city

La bataille aura fait rage pendant 18 mois. Le 6 juin 2003, Oracle lançait une offre d'achat sur Peoplesoft pour 5,1 milliards de dollars : résistance des dirigeants de Peoplesoft, dénigrements par voie de presse...

Fait marquant : Oracle rachète Peoplesoft
La bataille aura fait rage pendant 18 mois. Le 6 juin 2003, Oracle lançait une offre d'achat sur Peoplesoft pour 5,1 milliards de dollars : résistance des dirigeants de Peoplesoft, dénigrements par voie de presse, six surenchères de la part d'Oracle, affrontements juridiques, mise en place de "pilules empoisonnées" , toutes les armes ont été employées jusqu'à ce qu'Oracle gagne finalement la partie, annonçant le 13 décembre dernier le rachat de son concurrent pour 10,3 milliards de dollars.
Les conséquences de cette victoire restent toutefois incertaines. La confiance et l'énergie acharnées qui ont été mises dans cette bataille par les dirigeants d'Oracle vont devoir maintenant être transmises à l'ensemble des collaborateurs de Peoplesoft… ainsi qu'à leurs clients. Attachés à l'histoire de leur entreprise, les collaborateurs vont devoir adhérer à un projet commun dont ils ne connaissent pas encore bien les contours.
Quels que soient les brillants résultats d'Oracle (hausse de 32 % de ses bénéfices net au 3 ème trimestre 2004 : 815 millions de dollars contre 617 millions au même trimestre de l'année 2003), les dirigeants de la société se doivent de présenter très vite un plan stratégique de fusion qui remporte les suffrages de la grande majorité des acteurs concernés. Après la succession de victoires tactiques qui ont conduit Oracle à ses objectifs, le contexte exige désormais une véritable vision industrielle.
Points forts :

Gains substantiels de parts de marché dans les applications d'entreprise
Puissance de financement R&D accrue
Relative complémentarité des offres Oracle/ Peoplesoft en Ressources Humaines & CRM
Relative complémentarité des réseaux de vente (cf. ex/ revendeurs JD Edwards pour grosses PME)

Principales faiblesses :

Inquiétudes de clients Peoplesoft (dont DaimlerChrysler, Nextel Communications…)
Démotivation possible des collaborateurs Peoplesoft (6000 licenciements annoncés en juin…)
Pas de stratégie annoncée sur les infrastructures logicielles (fin du début de partenariat Peoplesoft/IBM)
Effet de levier incertain entre les bases de données Oracle & les applications Peoplesoft
Diversité technologique (architecture Oracle, Peoplesoft, JD Edwards)

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