Entreprises privées et publiques convaincues de l'efficacité des outils collaboratifs

Par 06 avril 2010

Les professionnels du secteur high-tech sont optimistes quant à l'intégration par les entreprises et les institutions des réseaux sociaux et autres formes de coopération en ligne. Mais des freins doivent encore être levés.

"D'ici à 2020, le développement des outils collaboratifs et l'adoption des réseaux sociaux vont encourager les entreprises - privées et publiques - à plus d'efficacité et de responsabilité". Cet optimisme est partagé par une large majorité de professionnels du secteur high-tech, selon une étude de l'université Elon et du centre de recherche Pew Internet : près des trois quarts des personnes interrogées. L'un des avantages les plus cités étant la possibilité de mettre en place des liens entre les individus et les institutions baptisés de post-bureaucratiques. C'est-à-dire d'utiliser Internet et le mobile pour créer des structures alternatives permettant de résoudre des problèmes à travers des communautés structurées en réseaux. Ces réseaux sont aussi considérés comme le meilleur moyen d'organiser les personnes, la connaissance et les activités commerciales.
Les institutions publiques plus réticentes
Selon l'étude, cette migration est aussi due à une pression sociétale de plus en plus forte qui contraint entreprises et institutions publiques à s'adapter. Avec une certaine distinction, malgré tout, entre le secteur privé et le secteur public. "Les instances gouvernementales mettront plus de temps à intégrer ces nouveaux mécanismes", expliquent les chercheurs. "Les institutions publiques ne sont pas soumises à la même pression, car les rapports qu'elles entretiennent avec les citoyens sont, par nature, moins fréquents que ceux d'une entreprise à ses clients". D'autres facteurs risquent aussi de ralentir cette intégration, privé et public confondus. Une résistance au changement est ainsi à prévoir, notamment due à une volonté de continuer à contrôler l'information. Cela notamment au sein des agences gouvernementales.
Un quart des professionnels encore très sceptique
"Les institutions, et certaines entreprises, auront probablement du mal à accorder aux citoyens et aux consommateurs le droit de regard exigé par ceux-ci", précise l'étude. Du coup, celles qui sauront redéfinir leur relation avec les différentes parties prenantes, en prenant soin d'être transparentes, se démarqueront et prendront une avance non négligeable. A noter cependant : un quart des professionnels reste très sceptique, et estime que le modèle du 20e siècle continuera de prévaloir en 2020. Dans les relations entre les entreprises et leurs clients, et entre l'administration et les citoyens. L'étude a été menée en ligne auprès de neuf cents professionnels, entre décembre 2009 et janvier 2010.

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