Les entreprises s'assurent contre les dérives de l'externalisation

Par 27 janvier 2009
Mots-clés : Smart city, Asie du Sud

Pour rassurer les investisseurs après le scandale dans le monde de l'offshore en Inde, un fournisseur de logiciels propose une charte. Celle-ci définit les standards assurant une meilleure transparence des rapports entre les parties concernées.

Les scandales économiques n'épargnent pas le monde de l'informatique. En Inde, la société Satyam, qui a truqué ses comptes, a récemment bouleversé le secteur de l'offshoring. Pour que cette affaire n'ait pas d'impact sur la confiance des investisseurs et des clients étrangers dans l'externalisation de processus métiers (BPO), le fournisseur américain de solutions logicielles Alliance Globale Services propose une charte qu'il appelle IT Bill off Rights. Celle-ci concerne spécifiquement les activités offshore en Inde, un pays dans lequel la présence de ce fournisseur est importante. Elle définit les droits à la fois des clients mais aussi des entreprises spécialisées dans les services. Le but est de mettre en place des standards universels pour plus de transparence et de responsabilité entre les SSII.
Plus de transparence sur la chaîne de production
"La nature du scandale a rendu un grand nombre de compagnies internationales suspicieuses à propos de la crédibilité de leurs fournisseurs sur place", rappelle ainsi John Castleman, président de l'Alliance Global Services. Premier droit que requiert le fournisseur de logiciels : celui d'exiger la transparence des process à chaque étape de production. Dans le même esprit, la charte rappelle l'importance pour le client de connaître la nature et les activités exactes de la société chez qui il externalise, ainsi que sa viabilité au niveau financier.
Vers un consortium dédié à l'éthique
D'autres étapes sont aussi réclamées comme nécessaires, comme le droit d'exiger des contrats faisant acte de chaque dépense, ou celui de mettre un terme à un partenariat sans s'acquitter de frais particuliers. La charte est affichée sur un site dédié. Le fournisseur de solutions logicielles attend des sociétés qui externalisent certaines de leurs activités qu'elles l'adoptent de leur propre chef. Il espère aussi obtenir plus de cent mille signatures. Celles-ci donneraient au groupe la crédibilité nécessaire pour lancer un consortium consacré à la défense de l'éthique sur le marché des fournisseurs de services innovants.

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