Des équipes virtuelles encore peu satisfaites de leurs performances

Par 09 juin 2010

Si les collaborateurs adoptent de plus en plus le travail collaboratif à distance, le sentiment d'un manque d'interaction et des problèmes de langue et de culture les empêchent de se sentir pleinement efficaces.

Si de plus en plus de salariés adoptent le travail collaboratif sur des plates-formes virtuelles, les résultats des projets menés en ligne sont encore en deçà de ce que les professionnels se sentent capables de produire, affirme RW3 CultureWizard. Ce dernier publie le rapport : "Virtual teams survey report 2010". Selon le cabinet, plus de 60 % des collaborateurs ont déjà travaillé dans des équipes virtuelles aux Etats-Unis. Mais parmi eux, seuls 40 % considèrent que le fruit de leurs efforts sur ces plates-formes est à la hauteur des résultats qu'ils fournissent lorsqu'ils mènent des projets off line. Parmi les raisons invoquées, le manque d'interaction directe est perçu comme un problème. "Rares sont les projets menés en ligne du début à la fin : la plupart sont fondés sur un modèle en alternance, tantôt en ligne, tantôt physiques", nuance cependant à L'Atelier Denis Ettighoffer, consultant spécialisé sur l'impact des technologies en entreprise. Et d'ajouter : "pour améliorer les expériences virtuelles, il faut principalement populariser les solutions qui existent déjà, en les mettant au service des salariés".
Améliorer la transversalité des outils
Autre point important, selon le spécialiste : les PME - qui représentent la grande majorité des entreprises - travaillent de plus en plus avec des prestataires, et différents partenaires économiques. Du coup, "il faut donner les moyens aux professionnels de coopérer d'une entreprise à une autre, notamment avec les partenaires étrangers", affirme-t-il. Parmi les problèmes relevés dans l'étude, la question des langues étrangères arrive en effet au premier plan. D'où la nécessité de proposer des solutions qui ne sont pas liées uniquement au secteur technologique, comme des cours de remise à niveau dans la langue majoritairement utilisée. "Il faut aussi intégrer des outils permettant une véritable interopérabilité", précise le consultant. C'est-à-dire déployer dans son entreprise des solutions de collaboration ouvertes qui ne poseront pas de problèmes de compatibilité avec celles utilisées par de futurs partenaires.
La défiance d'ordre culturel s'atténue
Reste que les groupes de travail internationaux rencontrent aussi des difficultés pratiques, liées aux zones géographiques, c'est-à-dire au décalage horaire. Ce dernier obstacle étant à considérer au sein même du territoire américain, entre les équipes travaillant sur la côte Ouest, et celles travaillant sur la côte Est. Le rapport précise également que des questions culturelles freinent l'adoption de ces programmes de travail en ligne. "Il peut y avoir encore une défiance, mais les choses évoluent : la génération Y arrive sur le marché du travail, et ce type d'outils va être de plus en plus facilement adopté", tempère le spécialiste. A noter que RW3 Culture Wizard est spécialisé dans la formation des professionnels à des programmes de travail collaboratif en ligne.

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