Ericsson veut contrer Nokia, qui pourrait devenir majoritaire dans Symbian

Par 22 mars 2004
Mots-clés : Smart city, Europe

Suédois contre Finlandais... Ericsson, l'équipementier en télécommunications suédois, et Nokia, son concurrent finlandais, se livrent une guerre au nom de la participation dans le capital de...

Suédois contre Finlandais… Ericsson, l’équipementier en télécommunications suédois, et Nokia, son concurrent finlandais, se livrent une guerre au nom de la participation dans le capital de Symbian, concepteur de logiciels pour téléphones portables.

En février dernier, l’éditeur de logiciels britanniques Psion s’était dit prêt à vendre sa participation dans Symbian à Nokia, qui verrait ainsi sa part dans l’éditeur passer de 32,2 % à 63,3 %. Seulement, le suédois Ericsson ne l’entend pas de cette oreille. Son directeur général Carl Henric Svanberg déclarait au quotidien économique Financial Times que le groupe Ericsson et la co-entreprise qu’il forme avec Sony, Sony-Ericsson agiraient de manière à laisser Nokia « sous les 50 % ».

S’ils ne le font pas, M. Svanberg parle d’une dégradation de la perception de Symbian, originellement créée par les grands équipementiers pour disposer d’un système d’exploitation ouvert destiné aux téléphones portables. Les actionnaires de Symbian (au nombre desquels on retrouve Ericsson, Psion, Siemens, Panasonic, etc.) jouissent aujourd’hui d’un droit de préemption qui se cale sur la hauteur de leur participation dans Symbian.

Avec ses 17,5 % Ericsson est tout à fait en mesure d’agir, à condition que les autres membres actionnaires de Symbian aient la même démarche, et rachètent les titres vendues par Psion. Si tel est le cas, la part de Nokia ne serait plus majoritaire, avec près de 47 % de participation.

(Atelier groupe BNP Paribas – 22/03/2004)

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