ERMA organise les secours dans les villages

Par 05 septembre 2008 1 commentaire
Mots-clés : Smart city

La plate-forme regroupe les informations nécessaires en cas de situations d'urgence. Un système destiné aux communautés qui ont peu d'infrastructures technologiques et qui leur permet de gérer les catastrophes.

Il est plus difficile pour les petites communautés, comme des villages, de réagir dans le cas de catastrophes, ou situations d'urgence : par manque de moyens et de plans de secours pré-établis. Une équipe de chercheurs européens a décidé de développer une solution permettant aux plus petites villes de s'organiser en cas de désastres et de savoir répondre aux situations les plus imprévues le plus rapidement possible. Inondation, incendie, accident : autant de situations face auxquelles les nouvelles technologies devraient pouvoir apporter des réponses efficaces. Le projet, baptisé ERMA (Electronic Risk Management Architecture for Small and Medium size Communities), consiste en un outil de gestion des risques, basé sur un système d'alarme à la fois fixe et mobile. Il s'agit d'une plate-forme, comprenant une base de données regroupant les informations sur les procédures déjà engagées dans diverses situations d'urgence auparavant. Elle permet de mettre à jour en temps réel ces informations, en suivant les avancées des secours.
S'inspirer de logiciels des gestion des risques en entreprise
ERMA permet aussi l'élaboration de plans de secours selon les situations. Car pour élaborer cette interface, les chercheurs se sont inspirés des logiciels couramment utilisés au sein des entreprises, notamment ceux appliqués à la gestion des risques. Ils les ont adaptés à la gestion des secours, en établissant des parallèles entre ces différentes situations. "Ce ne sont pas tant les automatisations qui nous ont intéressé, que le principe de succession d'étapes à gérer, l'aspect rétro planning", explique Gertraud Peinel, coordinatrice technique du projet. Ainsi, les chercheurs ont développé un logiciel capable de déterminer les différentes procédures à adopter dans une situation d'urgence, et dans quel ordre les appliquer. L'équipe a également établi des rapprochements avec le CRM (Customer Relationship Management) pour développer sa solution de Citizen Relationship Management : à savoir, permettre à la population d'être alertée en cas d'urgence.
Une plate-forme centralise les informations en temps réel
"Si on ne peut être préparé à toutes les éventualités, on peut se préparer à répondre à la plupart d'entre elles : ce, en apprenant des anciennes situations auxquelles on a été confronté. Mais aussi en observant la réaction des autres villes à des situations similaires", explique la coordinatrice du projet. Elle rappelle que lorsque l'on doit affronter une catastrophe, il faut avant tout que la personne coordonnant les secours soit capable de répondre aux questions suivantes : est-ce une urgence, et si oui quel type d'urgence ? Quelles mesures adopter ? Dans quel ordre ? Qui prévenir ? "Les décideurs doivent avoir des informations claires sur ce qui a déjà été fait, et ce qui reste à accomplir pour faire face à l'urgence". Il s'agit donc de centraliser l'information, pour faire le point en temps réel sur les équipes qui sont alertées, celles qui sont en action, et sur les étapes à suivre pour mener à bien le plan de secours.

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1 Commentaire

Tout ceci n'a rien de nouveau, de nombreuses communes ayant finalisé leur PCS (loi de modernisation de 2004) sont en cours d'automatisation de ces procédures d'urgence. Plusieurs outils sont déjà opérationnels. Ils intègrent la carto (SIG), l'alerte des populations (automate d'appel), et un moteur de procédures qui permet d'appeler les fiches réflexes. Quelques noms (SysPrad, ID-Risk, Mairisk), des références (Roquebrune sur Argens, Issy les Moulineaux, Tours, ect...

Soumis par Laya (non vérifié) - le 05 septembre 2008 à 17h57

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