Escroquerie : le site libershop.com a capté près de 1,2 million d'euros

Par 20 septembre 2005

A plusieurs centaines de personnes, il n'a pas paru louche de placer de l'argent par Internet avec la promesse d'un taux de rentabilité de 28 %... Les victimes sont françaises, allemandes...

A plusieurs centaines de personnes, il n'a pas paru louche de placer de l'argent par Internet avec la promesse d'un taux de rentabilité de 28 %... Les victimes sont françaises, allemandes, belges, espagnoles, suisses, américaines ou encore canadiennes. Les escrocs, eux, sont corses. Un jeune homme et sa mère ont été interpellés.

Si vous vous rendez sur www.libershop.com , voilà le message que vous y trouverez : "Libershop ferme définitivement ses portes. Toutes les commandes en cours seront honorées...". On peut bien y croire, si l'on y a cru assez, comme cette victime corse et ses proches, pour y investir 150 000 euros !

L'escroquerie a causé un préjudice d'au moins 1,2 million d'euros. Mais les gendarmes de la section de recherche d'Ajaccio pensent que toutes les victimes ne se sont pas encore manifestées et ils les invitent à prendre contact avec eux au plus vite.

L'escroquerie était "assez basique". Le jeune homme proposait, en échange d'une cotisation de 580 euros, des placements d'argent aux Etats-Unis avec des taux d'intérêt allant jusqu'à 28 %. Le procureur de Bastia explique : "Il appâtait ses victimes en rémunérant effectivement leurs premiers placements, avec de petites sommes." Ensuite, les clients lui confiaient davantage.

Les deux sites qui se partageaient l'arnaque étaient édités par la société New Import Club. Les mérites et la fiabilité de cette société sont vantés, encore aujourd'hui sur des sites Internet. Les sites avaient fermé définitivement en février. Et les victimes attendaient qu'on leur rende les fonds versés. L'une d'elles a fini par porter plainte.

Les gendarmes du groupe contre la délinquance économique et financière ont alors recherché le bénéficiaire de l'arnaque. Ils ont retrouvé ce jeune homme de 23 ans qui, selon le procureur de Bastia, Jean-Jacques Fagni, "n'a rien d'un génie informatique".

"Exercice illégal de la profession de banquier", "fraude à la TVA intracommunautaire et abus de biens sociaux", "abus de confiance aggravé". Les chefs d'accusation ne manquent pas pour accabler ce jeune homme malhonnête. Il est incarcéré à la maison d'arrêt de Borgo, près de Bastia et risque sept ans d'emprisonnement et une amende de 750 000 euros.

(Atelier groupe BNP Paribas- 20/09/2005)

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