Etat des lieux de ce qui ne sera pas en 2010

Par 15 décembre 2009

Les principales tendances auxquelles ABI ne croit pas pour l'année à venir ? La popularisation du livre électronique et celle du paiement mobile de personne à personne.

Les grandes tendances high-tech sont en général celles qui monopolisent l'attention. Mais qu'en est-il de celles qui ne le seront pas ? ABI Research a dressé une liste des changements que le monde technologique ne verra pas en 2010. Le cabinet de conseil prévoit ainsi que bon nombre des technologies qui ont fait l’actualité n’arriveront pas à maturité dans un futur proche. Et selon lui, le couperet tombe d'abord sur les livres électroniques. Ceux-ci, du type Kindle, n'arriveront pas à s’adresser au marché de masse, en tout cas pas au cours de l'année prochaine. Pourquoi ? Le produit n'est pas suffisamment mûr pour un usage répandu. Un sort identique attend le paiement mobile de personne à personne, qui malgré les prévisions n'arrivera pas à toucher le grand public.
Les RFID continueront de s'étendre
Troisième "non-tendance" : les investissements dans les solutions RFID ne vont pas diminuer. Cela s'explique par une expansion importante du marché de hautes fréquences, comme celui du paiement sans contact. Selon un sondage mené par ABI Research auprès de cent cinquante entreprises, plus de la moitié des participants prévoient ainsi d'augmenter les dépenses sur les technologies RFID. Ils sont à peine 10 % à prévoir des réductions de budget. Pour ce qui concerne les réseaux sociaux, le cabinet estime que la diminution des attaques dont ils sont la cible n'aura pas lieu. Une pirouette pour évoquer leur multiplication, Facebook et Twitter en tête.
Un avenir peu prometteur pour les faux combinés
Autre chose : les imitations de téléphones mobiles fabriqués en Chine ne remplaceront pas ceux des marques connues comme Nokia ou Samsung. Selon le cabinet, la qualité assurée par les marques est importante pour le consommateur aussi bien d'un pays développé que celui en voie de développement. Autre raison : il n'est pas difficile de bloquer les faux téléphones, comme cela a été fait en Inde. Lorsque ces derniers ont commencé à poser des problèmes de sécurité, le gouvernement a demandé aux opérateurs mobiles de couper la connexion de tout appareil n'ayant pas un code IMEI conforme.

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