Etat du marché des télécommunications en Afghanistan

Par 03 février 2003

Aujourd’hui, cinq opérateurs proposent des services de téléphonie fixe, mobile et satellitaire et trois exploitants des services internationaux. L’ancien gouvernement avait confié ...

Aujourd’hui, cinq opérateurs proposent des services de téléphonie fixe, mobile et satellitaire et trois exploitants des services internationaux. L’ancien gouvernement avait confié à l’opérateur Afghan Wireless Communications Company (AWCC), société fondée par la société américaine TSI, l’installation et l’exploitation d’un reseau mobile GSM dans les cinq principales villes du pays. Réalisé en grande partie avec des équipements de seconde main, ce réseau est peu fiable. AWCC doit aujourd’hui verser le prix de la licence de 5 millions d’euros sous peine de perdre son autorisation. Une deuxième licence GSM vient d’être attribuée au consortium Pegase, constitué par la Fondation Agha Khan AKFED (51 %), Monaco Telecom (Cegetel 31 %), l’opérateur américain MCT (9 %) et Alcatel (5 %). Le gouvernement s’est engagé à renoncer à délivrer une troisième licence. Cette licence prévoit l’ouverture du service début juillet à Kaboul, puis la couverture de cinq villes dans les douze mois. Le réseau devrait couvrir 25 000 abonnés, l’objectif étant de 200 000 dans les deux ans et demi. Dans le cadre de ce projet, Alcatel devrait remporter des commandes d’environ 42 millions d’euros sur trois ans.
 La concurrence allemande et américaine domine largement le marché des équipements. Outre la mise à niveau des équipements fournis dans les années antérieures, Siemens a notamment installé un réseau local voie et données pour l’United nation population agency (UNFRA) et pourrait réaliser un réseau backbone en fibre optique pour la desserte des principales villes, sur financement Banque mondiale et KPW. Dans le cadre du Plan d’aide alimentaire, Ericsson a mis en place un réseau temporaire de radiotéléphone à Kaboul, utilisé par le gouvernement intérimaine, les Nations Unies et les ONG. Le ministère indien des Affaires Etrangères propose d’installer dans les locaux de son homologue afghan un réseau local disposant d’un accès à Internet par station Vsat, le système étant fourni par l’organisme indien National informatics center. De plus, des accords ont été passés avec la société Crystal information technology (Emirat) et ZTE (Chine) pour la fourniture d’équipements. Plusieurs consultants ont été mandatés par la Banque mondiale pour évaluer la situation et préconiser des solutions. Une aide d’urgence sera fournie par l’Union internationale des télécommunications (UIT) pour aider le gouvernement à rétablir son réseau. Dans le cadre d’un projet de deux ans, comprenant trois volets, l’UIT s’est engagée à renforcer les compétences institutionnelles de l’Afghanistan pour la gestion du secteur : - restructuration et développement des compétences du ministère des communications et proposition d’une structure réglementaire adaptée aux besoins du pays, - planification et gestion du spectre des fréquences radioélectriques (500 000 euros pour ces deux projets) et systèmes de contrôle du spectre (2,4 millions d’euros), - réhabilitation de l’Institut de formation des télécommunications de Kaboul (4 millions d’euros). (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 03/02/2003)

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