Être accro à Facebook comme à la bouteille?

Par 10 mai 2012
Addiction Facebook

Est-on seulement passionné par les médias sociaux ou véritablement accro à Facebook ? C’est ce qu’essaient de déterminer des chercheurs norvégiens. Ils ont mis au point un nouvel instrument pour mesurer la dépendance à ce réseau social.

De plus en plus d’internautes deviennent accros aux médias sociaux comme Facebook ou Twitter. Des chercheurs de l’Université de Bergen en Norvège ont créé une échelle pour mesurer la dépendance à Facebook.

Cecilie Schou Andreassen, une des chercheuses du projet, explique : « La dépendance est plus fréquente chez les jeunes utilisateurs. De plus, les personnes qui sont de nature anxieuse et se sentent en insécurité utilisent plus régulièrement Facebook. » Une facette que la chercheuse explique par le fait que les personnes plus anxieuses communiquent plus facilement via les réseaux sociaux plutôt qu’en face à face.

A l’inverse, les personnes ayant un caractère ambitieux, organisé, sont moins dépendantes à Facebook. Elles l’utilisent comme partie intégrante de leur travail, pour se créer un réseautage et donc se mettre en avant.

L’étude indique aussi que les femmes sont plus à même de développer une dépendance à Facebook. Les chercheurs pensent qu’il s’agit de la nature sociale du réseau qui séduit plus la gente féminine. Toujours selon les chercheurs, la dépendance à Facebook serait liée à un phénomène d’extraversion et les gros utilisateurs possèdent un réel problème pour se créer un rythme veille-sommeil.

Facebook est devenu aussi présent que la télévision dans la vie quotidienne de millions d’usagers. Il est alors plus difficile pour ses utilisateurs de savoir si ils sont accros ou non aux médias sociaux. L’étude norvégienne est parvenue à prouver que les symptômes de l’addiction à Facebook ressemblent à ceux de l’alcoolisme et de la toxicomanie.

Six critères de l’utilisation personnelle du réseau social permettent de se faire une idée sur une dépendance possible :

-Passer beaucoup de temps à réfléchir sur Facebook et son utilisation

-Sentir que l’on utilise Facebook de plus en plus souvent.

-Utiliser Facebook pour oublier des problèmes personnels.

-Être troublé ou agité lorsqu’il est impossible de se servir de Facebook.

-L’utilisation de Facebook a un impact négatif sur le travail ou les études.

A chaque réponse, l’usager doit utiliser les termes « très rarement », « rarement », « parfois », « souvent » et « très souvent ». L’étude a montré que lorsque l’usager répond « souvent »  ou « très souvent » à quatre des six critères, son comportement est lié à une dépendance au réseau social. En janvier 2011, 423 étudiants norvégiens ont participé aux essais de cette étude. Celle-ci pourrait participer à l’élaboration d’un traitement, à l’évaluation clinique et prévenir les cas de dépendance.

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