Pour être efficace, l'apprentissage s'adapte au caractère de chacun

Par 13 avril 2010
Mots-clés : Smart city, Moyen-Orient

Comprendre quelle est la personnalité d'un individu et quelles sont ses réactions face à la difficulté permet de proposer des modules de formation adaptés. Et de rencontrer de meilleurs résultats.

En prenant en compte la personnalité et les émotions des apprenants, il est possible d'améliorer sensiblement l'expérience d'e-learning, affirment deux chercheurs iraniens des universités de Kermanshah et d'Isfahan. Ils proposent une méthode qui adapte les modules de formation proposés à un individu en fonction de ses réactions, en amont et pendant l'apprentissage. Cela afin de produire des résultats probants. Pour ce faire, deux solutions sont utilisées : la première consiste en un système baptisé "tuteur virtuel", et dont le rôle est d'étudier le profil de l'individu avant et pendant la formation. Comment ? En le soumettant ponctuellement à des tests psychologiques, sous forme de questionnaires qui évaluent notamment l'indépendance, ou encore la persévérance de l'apprenant.
Le tuteur virtuel évalue la personnalité de l'individu
Le dispositif propose en conséquence une stratégie d'apprentissage adaptée. Qui peut, ou non, faire appel au deuxième système mis au point : le "camarade virtuel". Celui-ci intervient pendant la formation et facilite le travail des personnes enclines à la coopération, en proposant une aide pour effectuer certaines tâches. Plusieurs types de camarades virtuels sont proposés, correspondants chacun à la personnalité de l'apprenant. Ce module mesure également les émotions de l'individu au cours des exercices : celui-ci est-il satisfait de son camarade virtuel ? Est-il à l'aise vis-à-vis du niveau de difficulté de la tâche ? Etc. Pour relever ces informations, le système analyse la capacité de l'individu à répondre correctement aux premières questions qui lui sont proposées, ainsi que la rapidité d'exécution, ou encore le nombre de fois où il sollicite l'aide du "camarade virtuel".
Augmenter le taux de réussite et la satisfaction des participants
Il classe ensuite ces émotions en deux catégories : positives et négatives. Par exemple, si l'apprenant désire passer à une question suivante sans avoir donné de réponse, il s'agit d'une émotion négative, qui traduit son impatience. "Les résultats de nos expérimentations démontrent que la présence des agents permettent d'augmenter le taux de réussite des participants", expliquent les scientifiques. Ainsi que la satisfaction de ceux-ci, qui au cours de l'évaluation du test ont largement plébiscité ce modèle, en délaissant ceux qui étaient dépourvus d'agents virtuels. Cette méthode vient confirmer les recherches de l'université égyptienne de Benha, qui propose des formations en fonction du profil des apprenants : d'assidu à dilettante.

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