Pour être interopérables, les annotations en ligne ont besoin d'un standard

Par 11 juillet 2011
Annotation

Dans l'optimisation de l'expérience utilisateur, les sites proposent parfois de pouvoir annoter certaines informations. Mais pour que le système soit efficace et ouvert, il faut une coordination internationale.

YouTube ou Flickr permettent aux utilisateurs d'attacher des informations à l'aide d'annotations, et de plus en plus de sites offrent la possibilité d'agréger ses propres informations au contenu. Pour coordonner ce type d'entrées de données d'un site à l'autre et pour optimiser le référencement des annotations, les contenus numériques devraient être annotables sur différentes ressources. Cela que ce soit par le moyen de textes ou tag. Pour faire coexister ces données, il existe une initiative internationale baptisée Open Annotation Collaboration (OAC), dont le but est de créer un modèle d'implantation de standard capable de prendre en compte des scénarios d'annotation complexes. Celle-ci est portée notamment par des chercheurs américains et autrichiens de l'université de Cornell, de l'Institut autrichien de technologie à Vienne et du laboratoire national de Los Alamos (USA).

Appréhender les scénarios possibles

Pour venir en aide à cette initiative dont le but est de standardiser les annotations web à l'échelle internationale, les scientifiques se sont interrogés sur des scénarios d'annotations complexes, en se basant par exemple sur le fait que plusieurs personnes interagissent dans une annotation. Alice peut en effet créer une annotation disant que la vidéo de Robert postée sur YouTube met en scène la photo Flickr de Caroline. Il est alors important de prendre en compte l'aspect temporel des données car il joue un rôle important dans la représentation des idées, pour leur donner du sens. Les chercheurs proposent ainsi une typologie d'annotation, se tournant vers trois types d'entrées possibles : des annotations sans indicateur de temps, des annotations indiquant un moment uniforme et enfin des annotations dont l'objet varie dans le temps.

Un corps, et une cible

Cette idée s'avère en effet plus complexe quand par exemple, un paragraphe d'un document HTML annote un segment d'une vidéo en ligne, ou que l'on souhaite désigner d'annoter une partie précise d'une image. Les chercheurs proposent de considérer une annotation comme une association créée entre une ressource principale et une cible (un "body" et une "target"). Le corps - la ressource principale - doit à l'évidence être en lien avec la cible. Les chercheurs ont ensuite transformé cette idée en langage code et proposé deux prototypes d'implantation qui s'inspirent du Linked Data, un projet dont le but est de structurer les données sur la Toile pour optimiser les liens entre les informations. Au final, le code proposé permet de prendre en compte les annotations en fonction de leurs indicateurs temporels.

 

 

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas