Pour être massivement adoptée, la géolocalisation doit être plus encadrée

Par 01 mars 2010
Mots-clés : Smart city

Les bénéfices des applications géolocalisées sont importants, souligne une équipe de Berkeley. A condition qu'elles respectent plusieurs critères comme le choix pour l'internaute des informations transmises.

La géolocalisation offre de nombreux avantages à condition qu’elle soit suffisamment encadrée, rappelle un groupe d'universitaires de l'université de Berkeley. Pour qui cette prédominance appelle à la prudence. Pour cette raison, les chercheurs publient un rapport* dans lequel ils émettent plusieurs recommandations. En premier lieu, ils estiment nécessaire que l’internaute ou le mobinaute qui utilise un service de géolocalisation puisse toujours avoir la possibilité de ne fournir que les informations strictement nécessaires à l’application. "L’utilisateur doit pouvoir choisir l’échelle de localisation qu’il transmet, en modifiant de lui-même, le cas échéant, les paramètres de l’application",précise le rapport.
L’utilisateur doit pouvoir obtenir un retour sur les informations qu’il communique
Autre point important : "toutes les informations relatives à l’utilisation, à la distribution et à la rétention des données personnelles doivent être explicitement communiquées, si l’utilisateur en fait la demande", précisent les universitaires. Et en règle générale, ils appellent aussi à une plus grande transparence des applications de géolocalisation. "Les utilisateurs ne savent jamais très bien ce qui est fait des données qu’ils transmettent, si celles-ci sont réutilisées par la suite ou non". Et ce, même lorsqu’ils donnent leur accord préalable. Selon les universitaires, l’utilisateur doit avoir la possibilité d’obtenir un retour sur les informations de géolocalisation qu’il communique. Enfin, dernière recommandation : les développeurs doivent spécifier clairement leur politique de protection des données à l’utilisateur dès la conception de l’application. 
Le rapport vient compléter les recommandations du W3C
Et préciser dans quelle mesure les informations récupérées sont retransmises à des sites extérieurs. Le risque d’agrégation (plusieurs sites recoupant des informations pour affiner la géolocalisation d’un client) est réel, selon les chercheurs. A noter : le travail des universitaires vient en fait compléter les spécifications du W3C** (l’organisme de standardisation qui promeut la compatibilité des technologies sur le Web) jugées insuffisantes par les chercheurs. "Le W3C propose une interface de programmation de géolocalisation qui a toutes les chances d’être largement adoptée par les développeurs",spécifie le rapport. "Il était par conséquent fondamental d’analyser les forces et les faiblesses d’une telle interface, car celle-ci va probablement servir de référence dans les années à venir",conclue-t-il.
* Privacy Issues of the W3C Geolocalisation API
** World Wide Web Consortium

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