Etude : 40 % de lignes IP dans les entreprises d’ici 2009

Par 23 septembre 2004

A la fin 2003, seules 2,5 % des lignes téléphoniques dans les entreprises fonctionnaient sous IP (Internet Protocol), ce qui représentait en volume environ 10 millions de lignes. Mais dans les...

A la fin 2003, seules 2,5 % des lignes téléphoniques dans les entreprises fonctionnaient sous IP (Internet Protocol), ce qui représentait en volume environ 10 millions de lignes. Mais dans les cinq années à venir, elles devraient très nettement progresser, comme le suggère l'Idate dans une récente étude. L'organisme estime ainsi qu'en 2009, 40 % des lignes téléphoniques dans les entreprises utiliseront la voix sur IP.

C'est-à-dire 180 millions de lignes. Une révolution qui implique de profonds bouleversements chez les opérateurs de télécommunications. NTT s'est par exemple engagé dans une migration vers un réseau tout IP, tandis que British Telecom met en place son projet 21CN ( 21st Century Network, voir notre article du 10.06.2004 ). Et bien d'autres annoncent déjà leur passage au tout IP dans les prochaines années.

Depuis 2002, dans un contexte marqué par le développement des accès à haut débit, on assiste à des lancements de services VoIP à grande échelle auprès du grand public que ce soit en Asie, aux Etats-Unis ou en Europe. Ils proviennent aussi bien des câblo-opérateurs, des opérateurs DSL que d'opérateurs virtuels tels que Vonage ou Skype, voire des portails à travers notamment les déclinaisons des services de messagerie et de conférence.

Quelques centaines de milliers de personnes utilisent déjà la VoIP sur plusieurs marchés. Ainsi, au début de l'année 2004, au Japon, YahooBB! offrait ses services à plus de 3,6 millions d'abonnés, tandis qu'aux Etats-Unis Vonage annonçait près de 115 000 abonnés, et que Skype revendiquait 400.000 utilisateurs actifs.
Toujours selon l'Idate, le marché des entreprises ne reste pas à l'écart , mais les modalités d'introduction de la VoIP font généralement l'objet d'offres spécifiques. Les Etats-Unis devancent légèrement le Japon et de manière plus importante l'Europe. Au début 2004, 23% des grandes entreprises japonaises utilisaient la VoIP, tandis que 25% à 30% des entreprises américaines y avaient recours. En Europe, le taux de pénétration atteint près de 15% à 20% : le continent a connu un rattrapage important à la fin 2003 et au début 2004, en premier lieu au Royaume-Uni puis en Europe du Nord.

L'Idate recense encore divers freins à l'adoption de la voix sur IP  : l'investissement de départ, plus élevé à cause notamment du prix d'achat des téléphones IP et d'un surcoût d'installation globale de 25 à 30 %. Les réticences s'expliquent aussi par la crainte des DSI de ne pas pouvoir faire face aux menaces sécuritaires, dont la prévention risque d'entraîner des coûts supplémentaires.

(Atelier groupe BNP Paribas – 22/09/2004)

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