Etude des “clicks et mortars” en Europe.

Par 22 juillet 2001
Mots-clés : Smart city, Europe

Selon une étude réalisée par Taylor Nelson Sofres pour le groupe Mazars, sur quatre états de l’Union européenne (France, Espagne, Royaume-Uni et Pays-Bas), auprès de 600 entreprises, la révolution I...

Selon une étude réalisée par Taylor Nelson Sofres pour le groupe Mazars,
sur quatre états de l’Union européenne (France, Espagne, Royaume-Uni et
Pays-Bas), auprès de 600 entreprises, la révolution Internet n’en est qu’à
ses prémices.
21 % des entreprises en France et en Espagne projettent de réaliser entre
1 et 5 % de leurs chiffres d’affaires en ligne d’ici deux ans. Le
Royaume-Uni et les Pays-Bas envisagent, en revanche, d’effectuer plus de
20 % de leurs chiffres d’affaires dans le e-commerce pour la même période.
En outre, pour plus de 61 % des cas, le volume de vente sur le web ne
correspondrait qu’à un transfert de chiffre d’affaires.
Bien que 86 % des dirigeants interrogés assurent avoir lancé leur
“webpage” et reconnaissent que l’économie ne sera plus la même avec
l’avènement d’Internet, seuls 31 % d’entre eux ont développé un site de
e-commerce et 14 % ont investi dans un fonds orienté vers la nouvelle
économie.
Les Pays-Bas, adeptes depuis longtemps d’Internet, pensent que le
recrutement apparaît comme un pôle de développement crucial. 45 % des
entreprises interrogées ont crée leur site, les Pays-Bas devant faire
face, depuis plusieurs années déjà, à une forte pénurie de main d’œuvre. 8
% de l’ensemble des personnes interrogées, tous pays confondus, estiment
que, d’ici deux ans, le volume des embauches en ligne doublera, voire
triplera.
Parallèlement, 38 % des entreprises néerlandaises assurent avoir
enregistré un développement important du télétravail, contre moins de 25 %
pour l’ensemble des pays européens. Toutefois, Internet ne semble pas
avoir révolutionné l’organisation du travail. Internet semble avoir été
d’abord un facteur de confusion entre vie privée et vie professionnelle.
43 % des sondés néerlandais reconnaissent que leurs collaborateurs
travaillent plus que par le passé.
L’Espagne est un pays essentiellement de PME. 55 % des patrons interrogés
sont convaincus de l’importance de la révolution Internet pour leur
entreprise. Toutefois, les Espagnols comme les Français reconnaissent que
ce nouveau médium ne sera pas essentiel pour améliorer leur productivité.
L’Espagne demeure néanmoins le pays où les sociétés explorent le plus les
atouts d’Internet pour améliorer la gestion électronique de la clientèle,
soit 55 % des entreprises sondées. Près d’un tiers seulement des
dirigeants ibériques ont développé une chaîne d’approvisionnement avec les
fournisseurs ou e-procurement, tandis que 45 % assurent s’être lancées
dans le e-commerce.
Si 58 % des espagnols assurent qu’Internet leur a permis de se
“décloisonner”, 77 % d’entre eux reconnaissent qu’un frein technologique
et culturel majeur subsiste: la sécurité des transactions.
75 % des patrons ibériques interrogés sont convaincus qu’Internet rime
avec communication interne.
Les britanniques ont été parmi les premiers à s’intéresser aux
potentialités d’Internet, notamment en matière de e-commerce. Internet est
pour eux, un moyen essentiel d’améliorer l’information, mais aussi la
production et la gestion des stocks. 45 % des personnes interrogées
pensent pouvoir réduire leurs coûts et améliorer leur profitabilité.
54 % des entreprises britanniques sont orientées vers la vente aux
particuliers, phénomène conforté par une certaine quiétude face à la
sécurité et à la confidentialité des transactions. Depuis longtemps, les
Britanniques sont habitués à donner leur numéro de carte de crédit.
Toutefois, si la nouvelle économie a permis d’améliorer les échanges avec
le client, 64 % des britanniques reconnaissent qu’elle ne favorise pas les
rapports directs au sein d’une entreprise.
Pour 63 % des entreprises françaises, le volume des ventes ne représente
que moins de 1 % du chiffre d’affaires en ligne. Cette situation devrait
cependant évoluer d’ici deux ans, les français estimant qu’ils devraient
réaliser entre 1 et 5 % de leur chiffre d’affaires en e-commerce. 38 % des
personnes interrogées reconnaissent que les changements dus à l’Internet
auront lieu d’ici la même période. 19 % seulement des patrons français
estiment que la nouvelle économie peut entraîner des changements radicaux.
En outre, bien que 76 % des sondés affirment disposer d’un site Internet,
27 % seulement des entreprises françaises pensent avoir bénéficié
d’Internet pour se constituer de nouveaux réseaux. Il semble que seuls de
très grands groupes se soient lancés dans des investissements au niveau de
la gestion électronique de la clientèle ou des plates-formes de marché.
11 % seulement des entreprises françaises auraient des sites de
e-commerce, tournés essentiellement vers le BtoB. La sécurité des
transactions est cité comme l’un des principaux obstacles à son
développement. Pour 81 % des entreprises françaises, la confidentialité
des échanges en ligne est l’un des soucis principaux. Néanmoins, cette
préoccupation devrait être prochainement surpasser grâce à des solutions
appropriées.
En France, comme au Royaume-Uni, plus de 60 % des dirigeants reconnaissent
que la nouvelle économie vie Internet, n’a nullement favorisé les rapports
directs au sein des entreprises.
(Christine Weissrock Atelier BNP Paribas 23/07/2001)

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