Des étudiants malvoyants et aveugles vont bientôt accéder à une

Par 10 décembre 2001

plate-forme originale de télé-enseignement. L’ENST Bretagne (école nationale supérieures des télécommunications de Bretagne) et le SIADV (service interrégional d’appui aux déficients visuels) mène...

plate-forme originale de télé-enseignement.
L’ENST Bretagne (école nationale supérieures des télécommunications de
Bretagne) et le SIADV (service interrégional d’appui aux déficients
visuels) mènent actuellement conjointement une opération de
télé-enseignement, rendue possible par l’installation du réseau breton
Mégalis, inauguré en décembre 2000. Ayant débutée en septembre 2001, cette
expérimentation va s’étendre sur deux ans.
Ce projet de télé-enseignement a été retenu en juin 2001 dans le cadre de
l’appel à projets interrégional Mégalis (Bretagne et Pays de la Loire),
ayant sélectionné 17 projets sur 76 présentés. Il bénéficie, à ce titre,
d’une aide financière apportée par les deux Régions.
L’expérimentation est opérationnelle, à ce jour, via trois lignes RNIS à
384 kbits/s entre les sites du centre éducatif rural de Plénée Jugon
(Cotes d’Armor) et le service d’aide à l’intégration scolaire des enfants
déficients visuels de Laval (Mayenne).
Le site «professeur» est composé d’un micro-ordinateur, d’un système de
communication audio-visuel, d’un système de codage/décodage et d’un écran
de contrôle permettant à l’enseignant de voir son élève et de converser
avec lui. L’enseignant peut télécommander la caméra du site élève, afin de
suivre les mouvements des doigts des élèves sur le clavier ou sur la plage
tactile braille.
Lesite «élève» est composé d’un micro-ordinateur sur lequel on installe
les logiciels destinés à rendre les données accessibles à l’écran:
agrandissement de caractères, synthèse vocale … Ces logiciels peuvent etre
commandés à partir du site professeur.
Plusieurs constats et objectifs primordiaux sont à l’origine de la mise en
œuvre de cette plate-forme expérimentale: le faible maillage des
structures spécialisées existantes, l’augmentation régulière du nombre de
personnes affectées d’un handicap visuel, la possibilité de décentraliser
les enseignements actuellement dispensés dans les centres spécialisés et
la réduction des déplacements d’enseignants et d’adultes ou d’enfants
malvoyants.
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 10/12/2001)

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