L’Europe constituera en 1999 et 2000 le plus sûr pôle de croissance mondial.

Par 17 décembre 1998
Mots-clés : Smart city, Europe

Selon Jean-François Perret, directeur général de Pierre Audoin Conseil “les professionnels américains les plus proches du terrain (SSII, intégrateurs …) estiment que le marché américain pourrait r...

Selon Jean-François Perret, directeur général de Pierre Audoin Conseil
“les professionnels américains les plus proches du terrain (SSII,
intégrateurs …) estiment que le marché américain pourrait ralentir l’an
prochain de 20 à 25 %”. Cette situation serait due notamment au
ralentissement de l’économie outre-Atlantique, en particulier dans le
secteur financier, gros consommateur d’informatique, mais surtout à la fin
des investissements sur l’an 2000. Pour se préparer à ce passage, les
entreprises américaines investissent lourdement en hommes et en matériel
depuis trois ans. Pour la plupart, elles seront prêtes en 1999 et se
livreront alors à des tests de qualification. Les investissements seront
alors gelés et les besoins en personnels moins importants.

Ce scénario ne devrait pas se produire en Europe selon Pierre Audoin
Conseil “le calendrier n’est pas le même, car les Européens, hors
Grande-Bretagne, sont en retard. Ils seront donc obligés de continuer à
investir encore plus durant toute l’année prochaine, alors que les
américains ont connu leur pic d’investissement en 1997-1998”

Jean François Perret estime que les européens ne marqueront pas de pause
dans leurs investissements après 1999 “car actuellement, toutes les
ressources sont orientées sur l’an 2000, ce qui décale tous les
investissements de long terme”.

Par ailleurs, le commerce électronique et les systèmes de gestion de la
relation client constitueront aussi un élément de croissance. La
croissance devrait ainsi dépasser 15 % par an, ce qui devrait permettre au
marché européen de croître entre 1997 et 2002 de plus de 90 %.

L’arrivée en masse en Europe des sociétés de services informatiques
américaines est une des conséquences de ce déséquilibre Europe-Amérique
“il va y avoir plusieurs dizaines de SSII américaines avec des chiffres
d’affaires entre 500 millions et 1 milliard de dollars qui vont débouler.
Comme elles ne peuvent se développer en interne puisqu’il n’y a
pratiquement plus d’ingénieurs informatiques disponibles sur le marché du
travail, elles devront faire des acquisitions. Cela va jouer fortement sur
la valeur des SSII européennes, surtout celles qui font entre 500 millions
de F et 1 milliard de chiffre d’affaires”.
(Les Echos 17/12/1998)

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