En Europe, des entreprises peu soucieuses de l'environnement ?

Par 30 novembre 2009
Mots-clés : Smart city, Europe

Ricoh a enregistré un faible taux d'engagement de la part des entreprises du Vieux Continent. Et ce, notamment du côté du recyclage des documents. Reste que la gestion de son impact environnemental tient à d'autres secteurs.

Les dirigeants européens sous-estiment encore les bénéfices d'un modèle "vert" en entreprise. Selon un rapport de Ricoh, moins de la moitié seulement se fixent des objectifs destinés à réduire l'impact environnemental de leur société, notamment en ce qui concerne la gestion des documents. Ils sont ainsi très peu nombreux à avoir adopté une stratégie centralisée de recyclage. Un dirigeant sur quatre affirme que ses employés sont libres de faire ce qu'ils veulent, par exemple en termes d’impression recto verso. "Quand il s'agit de Green IT, on pense recyclage de matériel ou réduction de papier", nuance Pénélope Guy, responsable marketing et communication chez Dotgreen. Pour elle, un tel résultat est à imputer à un manque d'information et non pas à un manque de volonté de la part des dirigeants. "Peu de sociétés connaissent d'autres solutions comme les achats responsables, la gestion des data centers, la virtualisation...", explique-t-elle à L'Atelier.
Manque de sensibilité au niveau des entreprises
Il est aussi possible d'utiliser des outils collaboratifs pour ne pas échanger de papier. Autre problème : les entreprises ne font pas forcément le lien entre réduction des dépenses et bienfait environnemental. Selon Ricoh, pour près des deux tiers des dirigeants, une meilleure gouvernance des documents permettra de diminuer les coûts. Seuls 40 % parlent aussi d'impact environnemental. Ce qui fait dire à Ricoh qu'il sera difficile pour les entreprises de calculer ces améliorations en raison d'une absence de processus de mesure dédiés. Pourtant, les deux sont liés : "Nous avons constaté que si l'on décide d'éteindre le PC en fin de journée, sur mille ordinateurs on peut économiser 180 000 euros", note Pénélope Guy. Or la réduction de son empreinte sur l'environnement se joue aussi sur la consommation du poste de travail. Là encore, c'est la méconnaissance qui prime.
Réduire la consommation de chaque poste
"Par exemple, on indique aux salariés de ne pas éteindre leur poste, car une mise à jour sera installée dans la nuit", raconte-elle. "Mais il y a des outils qui permettent de rallumer le poste pendant ces heures non travaillées pour installer des mises à jour et de l'éteindre après". Et d'ajouter :"Beaucoup d'entreprises n'en connaissent pas l'existence". Selon Ricoh, il existe une marge importante pour réduire l'impact environnemental des entreprises. Aucun pays en Europe n'a encore atteint la moitié du score maximal possible. Au niveau européen, la France est en tête du classement en terme de responsabilité, suivie de l'Italie et de l'Allemagne. Ces pays ont été sélectionnés selon plusieurs critères : les objectifs environnementaux fixés, le taux de recyclage, ou encore le comportement de salariés. Reste que cette étude doit être considérée avec précaution : Ricoh est spécialisé dans l'impression et la gestion documentaire.

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