En Europe, la m-santé offre des solutions pour lutter contre le déficit du secteur médical

Par 11 juin 2013 Laisser un commentaire
m-santé

La m-santé connaît un grand succès, mais son adoption rencontre plusieurs obstacles qui empêchent son développement. Pourtant, avoir recours aux solutions proposées par la m-santé pourrait permettre de réaliser de grandes économies.

En Europe, le secteur de la santé a du mal à faire face aux dépenses croissantes de la population. Avec une population vieillissante et une augmentation des maladies chroniques (dues aux mauvaises conditions de vie), les 9% du PIB de l'UE consacrés à la santé – 77% de ces dépenses provenant des ressources publiques – pourraient bientôt ne plus suffire. C'est pourquoi, comme le dit le rapport « Socio-economic impact of mHealth » de PwC, la m-santé doit être vue comme l'avenir et des solutions doivent être mises en place pour la développer. En effet, la m-santé permettrait à 185 millions de patients à travers l'UE d'être traités plus efficacement, et à 589 000 cas de maladies chroniques d'être prévenues. Mais malgré cela, quatre obstacles semblent empêcher ce développement.

Quatre obstacles pour une solution

Quatre obstacles clefs à l'adoption généralisée de la m-santé se dressent donc, il s'agit de barrières règlementaires (manque de clarté à propos de la législation de la protection des données), économiques (absence de mécanismes de remboursement), structurels (faible cohésion entre les différents niveaux et régions), et technologiques (manque de sensibilisation aux technologies de m-santé). Ces obstacles empêchent la m-santé de déployer ses solutions qui consistent à motiver les patients pour qu'ils changent leur mode de vie afin de baisser le risque de maladies cardiovasculaires et chroniques de 50% à 70%. Ainsi qu'à équiper pour qu'ils apprennent à s'auto-gérer et à diagnostiquer eux-mêmes leurs symptômes (grâce à cela, 50% des patients ont pu réduire les complications), et permettre à ces mêmes patients de se soigner à domicile. Adopter ces solutions permettrait également, entre autres, de réduire les coûts de soins aux personnes âgées de 45% et de libérer 30% du temps des médecins et des hôpitaux.

Deux cas spécifiques à l'image de l'UE

Prenons deux exemples, celui de l'Allemagne pour qui la m-santé pourrait d'ici 2017 bénéficier à 30 millions de patients, sauver 16,3 milliards d'euros en coûts de soins de santé et ajouter 22,1 milliards d'euros au PIB. Et celui de l'Espagne qui pourrait économiser 10,2 milliards d'euros en coûts de soins de santé et ajouter 7,9 milliards d'euros à son PIB en 2017. En conséquence, à travers toute l'UE, 99 milliards d'euros pourraient être économisés en coûts de soins d'ici 2017, soit entre 2013 et 2017, un total de 265 milliards d'euros. 42 millions de jours pourraient être sauvés pour les médecins, et 169 millions de jours d'hospitalisation. Enfin, 24,5 millions de patients supplémentaires pourraient être traités. Enfin, en plus d'économiser 99 milliards d'euros en coûts de soins, la m-santé pourrait également faire gagner 93 milliards d'euros au PIB de l'UE en 2017 grâce à une meilleure productivité des employés.

 

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