Europe : Satisfecit global pour les transactions en ligne

Par 17 mars 2009
Mots-clés : Smart city, Europe

Si les vendeurs en ligne européens ne souffrent pas d'un trop grand nombre de non remboursements, la vente au détail fait tache avec près de 20 % de sommes à recréditer sur le compte de l'acheteur.

Les cybermarchands doivent cibler les femmes s'ils ne veulent pas de problèmes de trésorerie. Comment arriver à cette conclusion sexiste ? Tout simplement en consultant le nouveau Pago Retail Report 2008 - “Purchasing and Payment Behaviour in Online Retail” - publié par le Deutsche Card Service. Dans celui-ci, on découvre que dans le détail en ligne, les risques de non-paiement sont plus faibles avec les femmes qu'avec les hommes. Cette conclusion ne vient pas de nulle part. Elle a été tirée à partir du calcul du ratio de remboursements. Ce quotient correspond au pourcentage de transactions dont le montant doit être recrédité sur le compte de l'utilisateur après rejet de sa carte bleue par son établissement bancaire.
Un déséquilibre relatif
Pour les femmes, ce fameux ratio est au grand maximum de 0,1 %. Pour les hommes, il est double. Un point rassurant dans ce déséquilibre est sa temporalité : l'année dernière, les statistiques donnaient un résultat nettement en faveur de la gente masculine. Plus rassurant pour les marchands, la mouture 2008 nous apprend aussi que ces remboursements demeurent très bas - 0,34 % - en ce qui concerne l'ensemble de l'achat en ligne en Europe. Si l'on y regarde de plus près, la vente au détail est la plus touchée.
Des transactions mal réalisées
Dans ce sous-domaine de l'e-commerce, un cinquième des remboursements est le fait d'une transaction mal réalisée, contre un peu moins de 9 % pour l'ensemble du marché. Enfin, le rapport précise que les méthodes "off line" et le débit direct du compte bancaire - particularité de certains pays dont l'Allemagne - joue encore un grand rôle dans la vente au détail sur Internet. Le pourcentage de transactions réglées avec des méthodes hors-ligne dépasse les 5 %, et atteint presque 12 % dans le cas du débit direct. Pour information, tous les calculs cités plus haut proviennent de l'observation des paiements transitant sur la plate-forme Pago entre octobre 2006 et septembre 2007.

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