Européens et Américains s’opposent sur la future norme universelle.

Par 18 octobre 1998

S’étant ralliés autour de la norme GSM, les Européens militent en faveur de la norme W-CDMA pour la téléphonie mobile de troisième génération, technologie assurant une compatibilité avec le standar...

S’étant ralliés autour de la norme GSM, les Européens militent en faveur
de la norme W-CDMA pour la téléphonie mobile de troisième génération,
technologie assurant une compatibilité avec le standard GSM.
Les Américains en revanche soutiennent la norme CDMA-2000, norme dans la
continuité des trois standards de téléphonie mobile en cours aux
Etats-Unis (CDMA, TDMA et GSM 1900).
Chacun souhaite faire évoluer son offre tout en préservant sa base et en
faisant adopter sa norme par l’autre.
Les industriels espèrent accroître leur part de marché à l’occasion du
renouvellement de la base installée en service dans le monde.
A défaut de trancher, l’Union départementale des télécommunications (UIT)
devra essayer d’amener les parties à signer un texte sur une norme
commune.
La semaine passée, la société américaine Qualcomm, inconnue du grand
public, publiait un communiqué sans équivoque.
Revendiquant plusieurs brevets sur la technologie CDMA à la base des
normes W-CDMA et CDMA 2000, elle a ainsi déclaré “qu’elle accepte de
céder en licence ses droits de propriété intellectuelle relatifs à la
proposition CDMA 2000. Qualcomm n’a pas l’intention de s’engager à
concéder de licence (…) sur les propositions W-CDMA”.

Ayant présidé à l’émergence de W-CDMA, l’European Telecommunications
Standard Institute (l’ETSI) n’apprécie guère cette position. Selon un de
ses porte-parole, l’ETSI avait par le passé demandé à Qualcomm des
éclaircissements sur les brevets concernant CDMA “en l’absence
d’information de sa part, nous n’avons pas pour le moment de commentaires
à faire”. Vendredi, un fournisseur d’équipement de télécommunication
européen précisait toutefois que “avec W-CDMA, on dispose d’un accord qui
réunit 15 pays et 255 participants, accord trop délicat à négocier pour
être remis en question”.
(La Tribune 19/10/1998)

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