Les européens et l’euro.

Par 13 janvier 2000
Mots-clés : Smart city, Europe

The Wall Street Journal Europe vient de publier un sondage réalisé par Gfk Ad Hoc Research Worldwide en septembre/octobre 2001, auprès de 12 000 foyers européens dans 13 pays: zone euro (Allemagne,...

The Wall Street Journal Europe vient de publier un sondage réalisé par
Gfk Ad Hoc Research Worldwide en septembre/octobre 2001, auprès de 12 000
foyers européens dans 13 pays: zone euro (Allemagne, Autriche, Belgique,
Espagne, Finlande, France, Italie, Pays-Bas), hors zone euro (Hongrie,
Pologne, Royaume-Uni, Suède, Tchéquie).
Selon ce sondage, malgré les 321 millions d’euros investis par leurs
gouvernements et les banques dans des campagnes d’information pour
accompagner le passage à l’euro, les ¾ des pays européens sont peu ou pas
pressés de connaître la valeur ou d’identifier les nouveaux billets et
pièces.
52 % des personnes interrogées utiliseraient leurs monnaies nationales
s’ils pouvaient choisir entre la nouvelle monnaie européenne et leur
monnaie nationale. 67 % en Finlande, 62 % en France, 57 % en Allemagne, 53
% en Espagne, 46 % en Autriche choisiraient leur monnaie nationale
respective, tandis que 52 % des Belges et 51 % des Italiens seraient prets
à utiliser l’euro. 22 % des Autrichiens et 20 % des Allemands ne se
prononcent pas.
10 % des européens estiment que l’euro aura un effet positif sur leur
situation financière individuelle, 24 % un effet négatif et 57 % aucun
effet. 7 % seulement des Français attendent un effet positif, 65 % aucun
effet et 23 % un effet négatif. Les plus positifs sont les Italiens (19
%), alors que les Allemands (37 %) sont les plus négatifs et les
Autrichiens (70 %) les plus neutres ou sans attente.
73 % des européens s’informeront le moment venu, alors que 27 % comptent
apprendre et s’informer en amont. 31 % des Français souhaitent s’informer
en amont, contre 59 % en Finlande et 16 % seulement en Allemagne.
42 % des européens essaieront d’utiliser et d’écouler leur argent liquide
en décembre (30 % des Français). 21 % auront recours plus souvent à leurs
cartes de crédit (20 % des Français) 13 % pensent restreindre leurs
dépenses en janvier pour éviter les risques de confusion et s’adapter à
l’euro (10 % en France), 9 % envisagent de faire des provisions de
nourriture et autres biens de consommation (5 % en France). La Belgique
est la championne de la carte de crédit avec 44 %. Ce sont surtout les
Allemands (14 %) et les Espagnols (13 %) qui pensent faire des provisions.
Pour 70 % des européens interrogés, leurs entreprises et employeurs sont
prets, notamment en Finlande, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Autriche.
57 % anticipent des hausses déguisées des prix, 34 % anticipent des
tricheries sur la monnaie rendue, 28 % de la fausse monnaie, 23 % de
longues files d’attente dans les magasins.
Concernant les pays hors zone euro, 50 % des Suédois, 50 % des Hongrois et
45 % des Tchèques sont d’accord pour adopter l’euro à moyen terme. 26 %
des Polonais ne s’y intéressent pas et 53 % des Britanniques déclarent ne
jamais vouloir utiliser l’euro.
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 13/12/2001)

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