L’évolution des technologies complique toujours plus la tâche des informaticiens

Par 18 décembre 2013
Too fast

Le besoin d'adaptation de plus en plus rapide aux fluctuations du marché a mis en première ligne les secteurs informatiques comme accélérateur de changement. Aussi rapides soient-ils, ceux-ci ne peuvent plus suivre la vitesse d'évolution demandée.

Les secteurs informatiques sont devenus le point d'attention principale des entreprises, et à raison. De fait c'est maintenant dans la majorité, si ce n'est l'intégralité des secteurs d'activités que l'informatique est le principal facteur de gain de productivité. Cependant, aussi rapide soit l'évolution des supports informatiques, et aussi bénéfiques soient-ils pour les schémas de production, une récente étude de Forrester montre que si la technologie évolue de manière exponentielle depuis les années 1980, le capital humain, nommément les informaticiens, n'arrivent plus à suivre le plus efficacement les différentes révolutions numériques. Si les compétences souffrent d'une obsolescence de plus en plus rapide, c'est surtout les structures de ces services qui apparaissent manquer de souplesse.

Des incidents nombreux et constants

Selon l’étude, l'évolution des différents schémas de production a mis en exergue la rapidité comme principal point de compétitivité sur les marchés. Avec la mise en place de production à flux tendus, et d'autant plus avec la montée d'une approche plus individualisée, à petite échelle, du produit, la rapidité est un enjeu crucial pour les entreprises. C'est effectivement ce qui ressort de l'étude menée par Forrester, ainsi pour 58% des responsables informatiques, améliorer la rapidité de livraison des services IT intra-entreprise fait partie des plus importantes priorités pour les 2 années qui viennent contre 50% concentrés sur l'amélioration de la qualité des services. Il apparaît ainsi que seulement 30% en moyenne des cadres interrogés considèrent la qualité d'exécution de leurs services informatiques comme excellents. Dans les détails, ce chiffre s'aggrave puisque seul 12% des interrogés admettent un taux de 95% ou supérieur dans l'impact positif réel des changements IT sur leur production. Ainsi dans l'implémentation de nouvelles procédures IT, 46% des cadres interrogés relèvent des incidents négatifs importants sur la conduite des opérations de l'entreprise.

Need for speed

Ces incidents, ces difficultés relevées par les cadres dirigeants ne proviennent pas uniquement d'un manque de talent, ou d'un suivi des compétences insuffisants. Ainsi, les chercheurs de Forrester mettent en avant la complexification des outils utilisés. Quand la complexité théorique semble en constante augmentation, la complexité réelle des outils, via les accélérateurs que sont virtualisation, développement agile, Cloud et mobile, apparaît nettement plus importante. Pour y répondre, les auteurs de l'étude considèrent que l'automatisation comme la réponse la plus appropriée. En allégeant ainsi la masse de travail des informaticiens, la productivité pourrait en être impactée d'autant. Cependant si en 2013, 66% en moyenne des changements structurels peuvent être automatisés selon les interrogés, 45% d'entre eux considèrent toujours que les coûts dépassent de loin les bénéfices potentiels.

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