L'expérience professionnelle ne compte plus

Par 26 février 2009
Mots-clés : Amérique du Nord

Jeunes diplômés, réjouissez-vous ! Ce manque d'expérience, oui, celui-là même que vous tentez maladroitement de camoufler au Tipp-Ex sur votre CV, derrière de fictifs CDD, et que vous aimeriez voir se transformer par magie en 2, 3 années dans une boîte réputée. Et bien, il  pourrait s'avérer être en fait une véritable aubaine. Reprenons. Toutes les connaissances et le savoir-faire acquis ultérieurement par un employé qui a de la bouteille représentent certes une valeur ajoutée à la société qui l'embauche. Mais par la même, cette dernière héritera également de tout un flot de mauvaises habitudes, que la nouvelle recrue aura accumulées à ses précédents postes : outils professionnels utilisés par dessus la jambe, process raccourcis à la cisaille, bidouillages maison... sur le thème "je connais la chanson". C'est en tout cas ce qu'affirme une étude américaine, conduite par le professeur Steffanie Walk de l'école de commerce de l'Université de L'Ohio. Aidée de ses collègues Gina Dokko et Nancy Rothbard, elle a mené l'enquête auprès de plus de 700 salariés.

Bien. Et que faut-il comprendre ? Que les sociétés doivent faire leur choix. Entre se ruer sur de jeunes agneaux tous justes vaccinés pour la vie professionnelle. Ou bien accepter d'accueillir en leur sein un Yin et Yang du boulot animé de tics professionnels incompressibles. Mais, finalement, cela veut dire que jeunes diplômés et professionnels expérimentés se retrouvent sur un pied d'égalité... Enfin, en théorie.

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