Eyetracking et analyse des ondes cérébrales relèvent la vigilance des conducteurs

Par 17 juillet 2013
Mots-clés : Smart city, EEG, Eye-tracking, Europe
conducteur

En combinant la surveillance des mouvements oculaires et des activités électriques du cerveau, un système de détection de fatigue entend diminuer le nombre des accidents routiers.

Actuellement, la fatigue des automobilistes représenterait environ 20% des accidents routiers au Royaume-Uni. Cette donnée a particulièrement éveillé l’attention des chercheurs des universités de Leicester et de Buenos Aires qui ont réfléchi à un moyen de limiter ces accidents. Pour cela, ceux-ci ont mené des recherches qui ont conduit à la mise au point d’un système, capable de détecter le moment où les conducteurs commencent à s’endormir au volant. Celui-ci a pour particularité de combiner simultanément les analyses des mouvements oculaires et des activités cérébrales des conducteurs.

Quand les pensées et les regards trahissent les signes de fatigue

Pour y arriver, les chercheurs ont associé deux technologies complètement indépendantes l’une de l’autre : l’oculométrie à grande vitesse, permettant d’observer les mouvements des regards en détail, et l’électroencéphalograhie à haute densité (EEG), utilisée pour mesurer les activités cérébrales au millième de seconde. Ainsi, reliée discrètement au conducteur, l’EEG aiderait à repérer les premières phases de somnolence à travers des signaux du cerveau. Alors qu’une caméra infra-rouge, installée devant le tableau de bord, renforcerait le résultat en recherchant des modèles de regards symptomatiques d’une personne somnolente.  Une fois le résultat confirmé, le conducteur serait automatiquement alerté.

L’association des deux technologies promet de multiples possibilités

En réalité, la suivie de la vigilance des conducteurs n’est qu’une des nombreuses applications diverses et variées de la combinaison de ces deux technologies. A l’avenir, les joueurs n’auraient plus besoin de manipulation manuelle ni de gestes, des regards et des pensées suffiront.  Plus surprenant encore, des personnes atteintes de tétraplégie seraient capables de déplacer leurs fauteuils roulants simplement grâce à leurs mouvements oculaires. A la suite d’une confirmation -- par les analyses cérébrales -- de leur volonté d’aller vers une certaine direction, un mécanisme de direction et de propulsion les conduirait automatiquement à cet endroit.

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