Facebook : bientôt une reconnaissance faciale automatique ?

Par 13 septembre 2013
Mots-clés : Facebook
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Le réseau social a annoncé sa volonté de collecter les photos de profil de ses membres pour sa base de données biométriques. Une technique qui suscite de nombreuses interrogations...

L'annonce a été glissée mine de rien. Depuis quelques jours, Facebook a changé ses conditions d'exploitation des photos de profil de ses utilisateurs. Le réseau social a en effet mis au point une base de données biométriques permettant de "ficher" ses utilisateurs grâce aux photographies où chacun est identifié. Actuellement aux Etats-Unis, cette technologie de reconnaissance faciale permet d'identifier automatiquement les visages présents sur une photographie grâce à cette base de données bien fournie. 

Facebook avait aussi lancé cet outil de reconnaissance facial en Europe en 2011 mais la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) avait tout de suite émis des réserves qui avaient poussé le géant à retirer ce processus. Aujourd'hui, la volonté de Facebook est d'étendre cette technique. "Notre objectif est de faciliter l'étiquetage des utilisateurs de Facebook afin qu'ils soient alertés dès qu'une photo d'eux est mise en ligne", explique Erin Egan, du département de la confidentialité chez Facebook à Reuters. 

Malgré une transparence qui se veut totale du côté du réseau social, la question est bien plus sensible qu'il n'y parait. En effet, cet outil de reconnaissance facial est encore un peu plus intrusif pour les internautes qui, tous les jours, vont voir des photos où ils apparaissent déjà étiquetée. Bien sûr, ils pourront se "dé-tagger" de ces dernières, mais le mal sera peut-être déjà fait. Une photo peu flatteuse lors d'une soirée arrosée pourra être exposée à la vue de tous jusqu'à ce que l'internaute soit en mesure de retirer son identification par exemple. Sans oublier les dérives de cet outil qui pourraient arriver plus vite qu'on ne le pense : "Est-ce que je peux assurer que nous n'utiliserons pas cette technologie de reconnaissance faciale à d'autres fins? Absolument pas."Voilà qui a de quoi inquiéter les farouches défenseurs des libertés individuelles. 

 

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