Facebook ne serait plus tourné vers le marketing social

Par 30 octobre 2013 1 commentaire
Social media

Alors que le principal réseau social détient le potentiel pour changer les codes du marketing, son modèle en termes de solutions de communication se serait recentré sur des formats à faible valeur ajoutée.

L’interaction proposée sue Facebook devrait être bien supérieure aux médias traditionnels puisqu’en théorie les entreprises pourraient à la fois partager vers et recevoir des clients. En théorie seulement avance l’étude ForresterWhy Facebook Is Failing Marketers”. En effet, l’étude indique que de telles connexions seraient rarement créées. Si les Fan pages cumulent les abonnés, seuls 16% d’entre eux recevraient les messages des marques. Si Facebook met à jour en permanence ses outils payants de ciblage, peu d’efforts seraient consentis à l’amélioration des formats de Fan Pages ou de mesures de leur audience. Ainsi, l’étude conclut que Facebook ne promeut plus le marketing social mais est devenu un vendeur d’espaces traditionnel,l’efficacité en moins.

Une valeur créée en berne par rapport aux autres canaux

En interrogeant un large panel de professionnels de marketing, l’étude indique que, de manière générale, la valeur créée par l’utilisation des réseaux sociaux se situe en deçà de l’utilité du site de marque, du search, de l’emailing, du display ou bien encore du marketing mobile. En outre, Facebook se situe en queue de peloton des réseaux sociaux dans ce classement, devancé par LinkedIn, Youtube, Google + ou Twitter. Le fait que les outils d’aides et de mesures souffrent d’un manque de développement sur Facebook est souligné par les professionnels , Google, LinkedIn ou Yahoo considérés comme plus intuitifs et disposant d’un meilleur accompagnement. L’étude préconise donc non seulement de ne pas dédier de budgets au réseau social mais également d’équiper son propre site d’outils sociaux plutôt que de passer par la plateforme. Si l’audience est présente sur Facebook et que l’espoir des marketeurs se situe dans le fait de pouvoir drainer celle-ci, l’étude incite à prendre confiance en son propre site web, capable de créer des communautés, de faire du storytellingou bien encore de recevoir et de répondre aux remarques et commentaires des clients. Le site de marque permettrait en résumé d’inciter l’internautes à interagir de la manière la plus pertinente.

Vers des formats et contenus à faible valeur

Si Facebook détient un potentiel de données “affinitaires” gigantesque, c’est bien Google qui sait interpréter ce genre de données aujourd’hui et ce malgré la constitution d’une équipe spécialement dédiée à ce sujet.  C’est donc le géant de Mountain View qui est pressenti vainqueur d’un duel malgré l’annonce récente d’un partenariat entre les régies des deux géants. L’étude prédit également un appauvrissement des espaces publicitaires de la page Facebook notamment dans le « rail de droite ». La tendance serait à la construction d’une marketplace façon RTB dans lequel les spécialistes du marketing direct pourraient acheter des volumes élevés d'annonces à petit budget. Ainsi, Twitter, LinkedIn ou Google + pourrait profiter d’une opportunité de marché laissé par Facebook : des millions de commerçants prêts à dépenser pour interagir avec leurs clients ou prospects. Cependant, leurs outils ne sont toujours pas au point et l’attente semble plus que mature. Ainsi, l’étude ne donne plus beaucoup de temps aux autres réseaux pour  prouver non seulement qu'ils peuvent offrir le véritable engagement social que Facebook n’aurait pas engendré, et que cet engagement génère une véritable valeur commerciale.

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1 Commentaire

Pour une entreprise sur les réseaux sociaux, il y a acceptation par les internautes si elle apporte un contenu utile et cohérent par rapport à son image.

Soumis par Jérôme Ferchaud - le 31 octobre 2013 à 12h39

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