Facebook, stimulation pour l'ego mais aussi pour l'estomac?

Par 13 décembre 2012
outremangeur

Une étude publiée dans le Journal of Consumer Research révèle que la participation sur réseaux sociaux aurait une incidence sur l'estime de soi et le bien-être des consommateurs.

Et encore une autre recherche sur l’addiction des réseaux sociaux! Il semblerait que nos amis chercheurs auraient développé, eux, une addiction à l'analyse de nos comportements sur ces fameux réseaux.
 
«L’utilisation des réseaux sociaux peut avoir un effet positif sur l’estime de soi et le bien-être. Cependant, ces sentiments de confiance en soi peuvent avoir un effet néfaste sur le comportement ».
 
Quelle pourrait en être la raison ? Selon les auteurs Keith Wilcox et Andrew T. Stephen, chercheurs, respectivement de la Columbia University et de l'Université de Pittsburgh,  " l’utilisation du réseau social améliore l'estime de soi chez les utilisateurs qui font attention à leur image surtout auprès de leurs amis proches pendant qu’ils surfent sur leur réseau social. Cette augmentation momentanée de l'estime de soi conduit à afficher moins d’assurance après avoir parcouru un réseau social".
 
Nous sommes déjà tous au courant que les réseaux sociaux ont un impact important sur la société, et que Facebook en est le principal responsable, avec plus d'un milliard d'utilisateurs actifs. Cependant, les chercheurs se sont demandés si le fait d'utiliser le réseau social avait un impact sur les choix que font les consommateurs dans leur vie quotidienne? Et si c’est le cas, quel effet a t-il sur le bien-être des consommateurs?
 
Une série d'études montre aussi que l'utilisation de Facebook abaisse l’estime de soi pour ceux qui squattent les profils de leurs amis proches. Plus précisément, ces consommateurs sont plus susceptibles de manger devant leurs écrans après avoir passé quelque temps sur Facebook. Cela veut-il dire que l'on risque de grossir dès que l'on passe un peu plus de temps sur Facebook?
 
En effet, les chercheurs expliquent aussi qu’une utilisation plus élevée de Facebook est associée à un plus haut indice de masse corporelle et à une hyperphagie boulimique accrue. Est-ce que ça veut dire qu’il vaut mieux ne pas avoir des bons copains sur Facebook ?
 
L'étude révèle que ces utilisateurs auraient tendance à afficher de vilains découverts bancaires.  Conclusion: si vous souhaitez garder la ligne, et votre carte de crédit, quittez les réseaux sociaux!

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