Les FAI britanniques seront-ils obligés de jouer les indics ?

Par 01 juillet 1999
Mots-clés : Digital Working, Europe

Le ministère de l'intérieur britannique veut obliger les fournisseurs d'accès à Internet de s'équiper de mouchards susceptibles d'intercepter les correspondances de leurs abonnés. Jack Straw, dans...

Le ministère de l'intérieur britannique veut obliger les fournisseurs
d'accès à Internet de s'équiper de mouchards susceptibles d'intercepter
les correspondances de leurs abonnés.
Jack Straw, dans un livre blanc publié cette semaine, propose une révision
de l'Interception Communication Act (ICA) adopté en 1985 déterminant dans
quelles conditions une écoute téléphonique peut être effectuée. Le
ministre veut offrir la possibilité aux juges de contrôler les
informations transitant par un prestataire de services (accès Internet,
téléphonie IP, téléconférence, réseaux virtuels privés, pagers ou systèmes
sans fil par satellite).
Les équipements nécessaires seraient à priori à la charge des opérateurs.
Estimant que ces écoutes d'un nouveau genre doivent pouvoir être
effectuées sans que les opérateurs et les abonnés en aient connaissant, le
Livre Blanc recommande l'opacité la plus totale, provoquant l'indignation
des défenseurs des libertés.
En France, la loi de 1991 place ce type d'intervention sous la tutelle
d'une Commission nationale de contrôle des Interceptions de sécurité
(CNCIS) dont les compétences s'étendent à l'ensemble des services de
télécommunications. Récemment, Lionel Jospin a reconnu que le réseau par
satellite Iridium, entré en service en octobre dernier, avait dû, pour
obtenir l'autorisation d'émettre sur le territoire français, se doter de
matériel d'interception.
(Information ZDNet France du 2/07/1999 parue dans Yahoo ! France)

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