Faire du désert le premier fournisseur d'énergie, what else ?

Par 20 mai 2011 2 commentaires
DESERTEC

En six heures, les déserts du globe reçoivent plus d'énergie du soleil que les humains consomment en une année. Je vous laisse imaginer la suite...

L'idée est la suivante : en six heures, les déserts du globe reçoivent plus d'énergie du soleil que les humains consomment en une année. Autrement dit, couvrir une infime surface de déserts - à l'échelle de leur ampleur - de champs photovoltaïques et de centrales thermiques solaires suffirait à produire en continu ce dont  l'humain a besoin. Par la suite, des lignes transmission de courant à haut voltage HVDC (high voltage direct current) pourraient transporter l'énergie propre à travers le monde avec une perte d'énergie de seulement 3 % pour 1000 kilomètres.
Une idée simple, n'est-ce pas ? Et bien c’est celle du projet de la fondation Desertec. Vous l'avez déjà compris, l'idée est plus complexe que précédemment expliquée, impliquant accords diplomatiques, levées de fonds à hauteur de plusieurs milliards (et milliards...) d'euros, création d'écosystèmes, transformations des métiers, dynamisation économique des pays du Maghreb pour la zone MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord) et j'en passe... Dans cette zone, rien que 2,2 milliards d'euros seraient nécessaires. Mais combien coûte la préservation de notre planète ?
Le calendrier est le suivant : commencer à produire de l'énergie via les éoliennes et le photovoltaïque d'ici 2050. Si cela semble loin, cela semble tout autant impossible pour certains. Et pourtant, des pays comme l'Algérie seraient prêts à "entamer une coopération" basée sur la réalisation de centrales solaires, formation, recherche et développement et coopération avec les centres de recherches du pays.
Si vous souhaitez en savoir plus et êtes disponibles le 23 et 24 mai, je vous invite à vous rendre à Berlin pour la conférence internationale du groupe de discussion de Desertec, qui rassemblera scientifiques, syndicats internationaux et ONG autour des interrogations levées par le projet.

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2 Commentaires

"Seulement" 3% pour 100km ?
Le transport de l'énergie est justement une dès grosses problématiques dans les énergies renouvelables. 100 km c'est très peu, les pertes deviennent vite astronomiques !

Soumis par nakolah (non vérifié) - le 20 mai 2011 à 17h59

3% par 1000 km de pertes et non pas pour 100 km !

Sinon de prime abord l'idée semble séduisante ! Mais se pose un problème majeur ! Qui produit autant d'électricité la nuit que celle pendant la journée ? On installe aussi des milliers de vélo d'appartement ?

Produire avec le soleil et le vent c'est bien gentil ! Mais le concept ne parle que de production alors même que l'enjeu majeur est le stockage ne serait ce que temporaire !

Combien d'investissements en recherche ne se font pas coté "stockage" et autre sources que le voltaique "cher" et gourmand en ressources de production ?

Par ailleurs que se passe t il si se pose un problème politique dans un des pays producteur ? Qui dit coupure dit dans ce cas coupure instantanée alors qu'il n'y a pas de réserves !

Doit on aussi parler des investissements en lignes de transport ?

Doit on aussi oublié pour autant toutes les économies qui ne sont pas faites sur les outils gourmands ?
Exemple : les ampoules "dites" économiques" qui ne le sont pas autant que les LED, sont source de pollution et d'ondes mais qu'on continue a promouvoir car les entreprises productrices occidentale ont investis a fond la dedans et peux dans la recherche pour améliorer les LED, et mauvais joueurs en profitent pour taper sur les LED chinoises, même si effectivement faut se méfier !

Bref ... rien de tout ça dans le projet et la conférence !

Soumis par Le Semeur De (non vérifié) - le 22 mai 2011 à 11h17

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