"Il faut pousser à partager une information, pas à discuter d'un sujet"

Par 09 juin 2011 1 commentaire
Mots-clés : Future of Retail, Europe
des bonhommes collaborent

Pour créer un système collaboratif efficace, il faut pousser les utilisateurs à partager du contenu facilement tout en rassurant les salariés et le management.

Entretien* avec Antoine Perdaens, Directeur Général de Knowledge Plaza, plate-forme de gestion collaborative de l'information.

L'Atelier : Comment faut-il penser les plates-formes collaboratives en entreprise aujourd'hui ?

Antoine Perdaens : L'objectif, c'est de pousser les collaborateurs à partager de l'information plus qu'à discuter autour d'un sujet, d’une idée. D'abord il faut les conduire à poster et ensuite à commenter, à interagir autour de ce contenu. Pour cela, il faut que l'interface soit très simple et fluide. Dans chaque cas les problématiques sont souvent différentes mais ce qui est essentiel, c'est de pouvoir à chaque étape partager ce que l'on crée, ce que l'on croise sur la plate-forme en une seule étape c'est-à-dire un seul clic. L'outil ne doit pas être vu comme une perte de temps, un obstacle mais bien comme un gain substantiel.

Un gain encore flou pour nombre d'entreprises...

Oui, et pourtant, il s'agit avant tout d'un accélérateur de productivité. Dans le cas du travail à distance la plate-forme collaborative permet de travailler plus efficacement et c'est souvent le cas aujourd'hui lorsque des équipes d'un même département travaillent sur des lieux géographiques éloignés. Cet outil facilite également l'accompagnement et la formation de nouveaux collaborateurs. L'intégration de ces éléments est plus rapide puisqu'ils peuvent se familiariser eux mêmes aux valeurs de l'entreprise, à son organisation et aux travaux qui ont déjà été réalisés dans leur équipe. L'objectif c'est donc de laisser une trace, une mémoire. Cela parce que les gens changent de plus en plus de travail. Il faut ainsi considérer le savoir non plus comme un savoir individuel, mais un savoir global.

Alors pourquoi certaines entités ont encore du mal à s'y mettre ?

C'est un problème de culture d'entreprise. Dans les grands groupes, ce qui compte principalement c'est de développer un outil collaboratif en interne même si l'on sait qu'il ne sera pas forcément adapté aux besoins. En effet, si la technologie est propre, les entreprises pensent qu'elles peuvent la contrôler plus facilement. Souvent le business a envie de se lancer dans la mise en place d'une plate-forme développée en externe mais le département technique y reste opposé pour des questions de sécurité. En France, il y a également un problème de mentalité quand l'on aborde la question de la protection de la vie privée : beaucoup d'employés ont trop peur que le dispositif ne soit pas un outil de travail mais de contrôle. Il s'agit donc de rassurer et d'expliquer en amont les bienfaits d'un tel système.

Réalisé à Milan lors du Social Business Forum 2011

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1 Commentaire

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Soumis par angefee - le 09 juin 2011 à 23h04

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