La FCC américaine vole au secours de plusieurs petits opérateurs de

Par 28 septembre 1997

radiotéléphone. La FCC vient d'adopter un plan de secours pour aider les compagnies ne pouvant plus payer leur licence d'opérateur. En mars 1995, le premier appel d'offres portant sur 99 licences s'...

radiotéléphone. La FCC vient d'adopter un plan de secours pour aider les
compagnies ne pouvant plus payer leur licence d'opérateur. En mars 1995,
le premier appel d'offres portant sur 99 licences s'était déroulé sans
problème avec 18 compagnies sur les rangs dont ATT et Sprint. En revanche,
il n'en a pas été de même l'an dernier pour celui destiné aux seuls
"petits opérateurs" baptisé le bloc-C (493 licences). A cette occasion, la
FCC avait recueilli 10,2 milliards de dollars (7,7 milliards lors de la
première enchère). Or, les compagnies de radiotéléphone en lice ne pouvant
en même temps payer leur licence et bâtir leur réseau, n'ont pas tardé de
demander à la FCC de revoir leurs obligations ou de leur accorder des
délais pour payer ce qu'elles doivent. Ayant présenté une offre de 1,4
milliard de dollars, Pocket Communication s'est placé sous la protection
de la loi sur les faillites. Plusieurs autres traversant des difficultés
menaçaient de faire de même. A ce jour, ayant dû suspendre depuis le 31
mars tous les paiements, la FCC n'a perçu qu'1 milliard de dollars. Quatre
options sont donc proposées aux opérateurs de radiotéléphone du bloc-C.
Dans le premier cas, pour leur donner le temps nécessaire de trouver des
fonds supplémentaires aux Etats-Unis ou à l'étranger, la reprise des
paiements est différée au 31 mars 1998. Dans la deuxième option, en
abandonnant l'argent déjà déposé, sans subir de pénalité, ils peuvent
rendre leur licence. Ils peuvent également abandonner la moitié de leur
licence et réduire d'autant ce qu'ils doivent. Enfin, ils payent autant
qu'ils le peuvent avec une licence adaptée en conséquence, mais avec la
possibilité de perdre 30 % de leur mise de fonds. Les licences ou parts de
licences seront remises aux enchères dans chaque cas. Espérant surtout
voir les prix revus à la baisse, les firmes concernées ne sont guère
enthousiastes. Aujourd'hui on compte plus de 44 millions d'abonnés au
radiotéléphone aux Etats-Unis.
(Les Echos - 29/09/1997)

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