Les femmes moins confiantes quant à leur capacité à innover

Par 09 février 2011
main de femme portant une ampoule

Si les jeunes diplômées se disent créatives et sensibilisées aux matières scientifiques, encore trop peu s'estiment inventives. Résultat : elles ne sont pas nombreuses à se lancer dans la création de projets.

Proposer des cursus scientifiques de pointe, liés aux technologies, aux mathématiques ou à l'informatique ne suffit pas. L'innovation tient aussi au niveau de confiance qu'ont ses meneurs en leurs compétences. Ainsi, si les hommes entre seize et vingt-cinq ans semblent disposer de cette foi en leurs capacités, il n'en est pas de même pour les femmes. Tout du moins aux Etats-Unis. C'est ce que suggère en effet l'index 2011 proposé par le Lemelson-MIT program. Selon lui, les jeunes femmes disposent des qualités nécessaires pour innover. Et elles en sont conscientes : près des trois quarts se disent créatives, qualité considérées par plus de 60 % comme la principale pour inventer. Plus de 40 % montrent un intérêt marqué pour les sciences et les mathématiques. Elles sont aussi beaucoup à montrer une inclinaison pour le travail de groupe ou mentoré.

Un manque d'inventivité ?

Et environ un tiers explique avoir un membre de sa famille qui travaille dans un secteur d'innovation. Mais elles sont encore trop nombreuses à ne pas s'estimer inventives (environ un quart seulement s'en prévalent) et à ne pas prendre d'initiatives en ce sens. Dans la même veine, moins de 10 % des jeunes diplômées le sont dans des disciplines scientifiques. D'où la nécessité, souligne l'étude, de sensibiliser les jeunes femmes pour qu'elles transforment leurs compétences et leurs champs d'intérêts en savoir et en innovation. A noter que si la situation est moins tranchée du côté des hommes, elle peut cependant être aussi améliorée. Selon l'index, près de 70 % se disent créatifs. Mais là encore, seulement une quarantaine de pourcent se juge inventive.

Augmenter bourses et incitations à l'invention

Selon l'étude, pour y remédier, les jeunes femmes suggèrent à 30 % d'augmenter l'accès à des bourses gouvernementales et d'inclure l'invention et la gestion de projets à leur cursus scolaire (36 %). Parmi les obstacles pointés, c'est celui de l'absence de connaissance des fonds mis à leur disposition qui est le plus cité (65 %). Un constat partagé par les jeunes hommes, qui estiment aussi pour un quart d'entre eux que la disponibilité d'endroits dédiés est aussi une priorité. Pour information : selon l'index, les individus interrogés, quel que soit leur sexe, ne semblent pas voir les Etats-Unis comme le terreau de l'innovation. Pour plus de 60 % des filles, et 54 % des garçons, c'est le Japon qui mène le jeu.

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