Les femtocellules tardent à prendre leur envol

Par 07 mai 2008 2 commentaires
Mots-clés : Digital Working, Europe

Ces technologies 3G ne s'installeront véritablement qu'à partir de 2010. Condition requise à leur déploiement : un business model robuste.

Le succès des femtocellules se fera attendre : alors que ces stations de réseau mobile personnelles s'annoncent comme prometteuses pour les fournisseurs télécoms, seules 100 000 unités devraient être écoulées en 2008, annonce ABI Research dans une récente étude. Cette stagnation devrait cependant être temporaire. La vingtaine d'essais actuellement menés pour étudier le potentiel du dispositif devrait ainsi rapidement porter ses fruits : à partir de 2010, le marché représentera plusieurs millions d'unités. "D'ici 2010, les solutions de femtocellules en silicone auront été optimisées au point que chaque point d'accès ne devrait pas excéder les 100 dollars l'unité", explique Stuart Carlaw, directeur de recherche chez ABI. "Les fabricants disposeront également du volume de commandes nécessaires pour permettre des réductions importantes", ajoute-t-il.
L'Europe, premier débouché pour les femtocellules
Les initiatives se multiplient, qui devraient accélérer le déploiement des solutions sur le Vieux Continent : Nec a ainsi récemment annoncé mettre ses technologies femtocell 3G à disposition des opérateurs européens. Rappelons que selon ABI, l'Europe devrait être en 2012 le premier utilisateur mondial de stations de réseau mobile personnelle : plus de seize millions d'unités y devraient être vendues, pour un marché global estimé à trente six millions. Plusieurs obstacles doivent cependant être dépassés. Pour rappel, le cabinet Frost and Sullivan annonçait en fin d'année dernière que plusieurs contraintes règlementaires subsistaient encore, qui empêchaient le marché de prendre réellement son envol. Notamment au niveau du mode de distribution de ces produits. Selon ABI Research, les fournisseurs devront également veiller à ce que le déploiement initial soit soutenu par un business model solide pour pouvoir vraiment se développer.
Multiplier les services
Ils devront aussi envisager dès le départ quels seront les services qu'ils pourront proposer. Des services qui ne doivent pas se borner à la simple substitution de relais mobile s'ils veulent réellement trouver leur public. Enfin, le cabinet souligne la fragilité du secteur : selon lui, si l'un des fournisseurs engagé dans la course ne parvient pas à déployer son réseau, son échec devrait avoir des retombées sur l'ensemble du marché. Côté vendeurs, ABI place UbiquiSys au premier rang de son classement Vendor Matrix. Suivent ensuite Alcatel Lucent et ip.access. Dernier point : celui-ci devrait se diriger peu à peu vers une approche intégrée en embarquant les femtocellules dans d'autres produits électroniques.

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2 Commentaires

Au dela du business model et des critères de prix de la femtocell, l'accès au Grand Public réside dans la démonstration (ou pas) de l'absence de nocivité du rayonnement électro-magnétique "de proximité".
L'accumulation des fréquences dans l'habitation... voilà l'enjeu.
Peut-on sans danger cumuler WIFI, 3G, 900 Mhz (tél ss fil pour la maison) et autre Bluetooth ? Peut-on cumuler cela avec les antennes-relais actuelles ?
Il appartient aux pouvoirs publics de diligenter des études INDEPENDANTES sur le sujet.
Je suis étonné que cet aspect ne soit pas évoqué par L'Atelier.

Soumis par Ewik (non vérifié) - le 07 mai 2008 à 09h41

Je partage cet avis.

C'est un vrai souci pour un nombre croissant de citoyens

... désormais branchés sur http://riimem.blogspirit.com/... depuis une connexion filaire.

Soumis par Anne Hanoteau (non vérifié) - le 23 mai 2008 à 11h11

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