La fiabilité du SI occupe toutes les pensées

Par 11 avril 2008
Mots-clés : Digital Working, Europe

Dans l'agenda des responsables informatiques, les systèmes et outils nécessaires à la stabilisation et la sécurisation de leurs systèmes critiques prennent une bonne place. Mais les outils ne font pas tout.

Parmi les grandes préoccupations de ces décideurs figurent la mise en place de solutions de reprise après sinistres (56% de réponses positives), l’amélioration des politiques et des solutions de sécurité (56%), et le renforcement des infrastructures informatiques, par consolidation des centres de données ou virtualisation des serveurs (51%). Autre traduction des priorités de ces responsables, le fait que la part du budget informatique allouée à la sécurité se soit stabilisée, après une forte augmentation, à 9%. C'est ce qui apparaît en tous cas dans une étude du Forrester menée en 2006 auprès de responsables sécurité d'entreprises européennes.
Haute disponibilité et virtualisation
La disponibilité de nombreuses solutions technologiques n’est pas étrangère à ces investissements : les serveurs haute disponibilité 5*9 (c'est-à-dire garantissant une disponibilité de 99,999%, soit à moins d’une heure d’arrêt par an), les solutions de clustering pour organiser la redondance, l’automatisation des centres de données, la virtualisation des serveurs et, derniers venus, les logiciels de supervision des plans de reprise d’activité (BCPS, pour Business Continuity Planning Software). Concernant la virtualisation des serveurs, son adoption est motivée à la fois par des contraintes de gestion et de souplesse (87% de réponses positives) et en seconde position, par des objectifs de reprise d’activités après des sinistres (83%).
Outils et pratiques sont liés
Les outils de BCPS organisent pour leur part le cycle qui va de l’identification des processus critiques jusqu’à la mise en place des plans de continuité et leur entretien – voir leur testabilité. Mais les outils ne sont pas les seuls paramètres à prendre en compte pour assurer la survie de ces systèmes critiques. "Les solutions technologiques doivent rester indissociables d’un respect des bonnes pratiques disponibles dans le domaine", rappelle Henri Peyret, analyste du cabinet d'étude Forrester. A savoir l'identification des besoins et leur analyse, le fait de dégager un budget et d'en mesurer précisément l'utilisation, l'organisation d'un suivi quotidien du plan de reprise ou encore la vérification que ce que l’on peut faire correspond bien à ce que l’on croit pouvoir faire.

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