Fibre optique: des débits toujours plus hauts

Par 12 janvier 2007

Ces derniers temps, la fibre optique est au centre des intérêts des opérateurs. Après Free qui va investir 1 milliard d'euros pour le FTTH (Fiber To The Home) et qui commence à déployer son...

Ces derniers temps, la fibre optique est au centre des intérêts des opérateurs. Après Free qui va investir 1 milliard d'euros pour le FTTH (Fiber To The Home) et qui commence à déployer son réseau à Paris, France Télécom se lance en province, et Noos et Erenis se battent sur la primeur d'une offre à 100 Mb/s. Tout laisse à croire que la fibre optique sera la technologie de télécommunications de demain.
 
En plus de proposer le transport symétrique de gros débits, la fibre optique mettra à disposition des abonnés plusieurs services comme la TV HD et une grande vitesse de téléchargement.
 
Mais ces offres correspondent-elles réellement à nos besoins? Selon la lettre de l'Autorité de septembre/octobre 2006 publiée par l'Arcep, une connexion haut débit à 500 Kb/s permet de satisfaire raisonnablement les besoins de la majorité des particuliers (consultation de pages, téléchargement de fichiers musicaux et de films). Si un débit supérieur est toujours plus confortable, l'accès à 100 Mb/s ne semble pas une nécessité.
 
Et cette technologie coûte cher: 2000 euros par foyers selon l'Arcep, en majeure partie par l'installation chez l'abonné (installation verticale) de la fibre, qui ne se plie pas à angle droit. Et l'Autorité, qui prône une mutualisation des investissements, pourrait bien ne pas être écouté par des opérateurs comme France Télécom qui s'opposent à toute régulation.
 
La fibre optique annonce-t-elle une révolution de l'accès à Internet ou, victime de cette surenchère du débit, laissera-t-elle la place à d'autres technologies moins coûteuses? Car le Courant Porteur en Ligne, de son côté, commence à faire son chemin...
 
Mathilde Cristiani, pour L'Atelier
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 12/01/2007)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas