Filtres parentaux... peut mieux faire!

Par 07 juin 2006
Mots-clés : Smart city

En novembre 2005, l'association des fournisseurs d'accès à Internet (FAI) s'engageait auprès du ministre délégué à la Famille, Philippe Bas, à mettre à la disposition des clients un logiciel de...

En novembre 2005, l'association des fournisseurs d'accès à Internet (FAI) s'engageait auprès du ministre délégué à la Famille, Philippe Bas, à mettre à la disposition des clients un logiciel de contrôle parental. Deux mois après la date limite fixée par le ministre (le 31 mars 2006), l'association E-enfance fait le point et dresse un bilan plutôt inquiétant.
 
Le concept de base était simple : proposer aux abonnés de télécharger gratuitement un logiciel pour éviter que les enfants ne tombent sur des sites qui ne leur sont pas destinés. Seulement voilà, les filtres proposés sont loin d'apporter les résultats escomptés.
 
Les systèmes de filtrages proposés par les FAI souffrent pour la plupart de grosses lacunes. Seul celui proposé par AOL tire son épingle du jeu. Il bloque plus de 90 % des sites contenant du sexe, de la violence et ceux vantant les drogues ou proposant des jeux interdits aux moins de 18 ans.
 
Wanadoo se démarque aussi grâce à sa liste blanche (une solution qui permet aux parents de choisir les sites auxquels l'enfant pourra accéder), qui le rend particulièrement adapté à la protection des enfants de moins de 8 ans.
 
Pour les autres, le bilan est sans appel : des listes blanches qui fonctionnent mal, une utilisation compliquée pour les parents, ou un filtrage généralement insuffisant, notamment pour ce qui est des sites prônant la haine ou la violence… bref, dans certains cas, E-enfance juge que le filtre est quasiment inefficace.
 
Le logiciel de Club-Internet, par exemple, ne bloque que 37% des jeux interdits aux moins de 18 ans et 17% des sites contenants des propos haineux ou violents (comme celui d'Alice, d'ailleurs).
 
Un blocage nettement insuffisant, mais qui a au moins le mérite d'exister. Trois FAI n'ont pas respecté les délais qui leur imposaient la mise en place d'un système de contrôle parental. UPC/NOOS vient tout juste de rattraper son retard puisque depuis le 1er juin 2006, l'option "Contrôle parental" (jusque là proposé à 2€ TTC / mois) est devenu gratuite pour tous ses clients. Quant à Neuf-Cegetel et Télé 2, ils ne proposent toujours aucune solution gratuite à leurs clients.
 

 
(Atelier groupe BNP Paribas - 07/06/2006)

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