La FNAC n'aime pas les copieurs.

Par 26 mars 1999
Mots-clés : Future of Retail, Europe

Bien que ne sachant pas comment annoncer la nouvelle à ses clients, la FNAC vient de décider qu'il ne sera plus possible "d'emprunter" CD-Rom et CD audio le vendredi soir pour les rapporter le lundi...

Bien que ne sachant pas comment annoncer la nouvelle à ses clients, la
FNAC vient de décider qu'il ne sera plus possible "d'emprunter" CD-Rom et
CD audio le vendredi soir pour les rapporter le lundi matin, après les
avoir testés le week-end. Un vendeur du magasin de la rue de Rennes à
Paris confie "on a eu des chariots entiers de retour de CD-Rom à Noël. On
a même vu un type en rapporter pour l'équivalent de 7 000 F ! On a refusé
de les reprendre. On lui a juste permis d'en échanger trois".
Coïncidence étrange, c'est justement à Noël que les ventes de graveurs de
CD-Rom ont explosé.
Une fois sur deux, les employés flairaient l'arnaque lorsque les clients
rendaient leurs CD. Les pirates, nullement gênés, faisaient provision de
titres en même temps que de CD-Rom vierges "on le découvrait en général
sur le ticket de caisse, quand ils rendaient les jeux".
Cette facilité "satisfait ou remboursé" avait été mise en place par la
FNAC pour inciter ses clients à découvrir des titres peu soutenus par la
promotion. Cependant, selon Thierry Jarland, responsable des produits
software à la FNAC "sur 100 CD-Rom vendus, 10 à 15 étaient rapportés
quelques jours plus tard".
Cette mesure rassure les éditeurs. Mais le plus dur reste à faire :
prévenir les clients "ils pourront toujours se rabattre sur les flèches
d'or", une sélection maison qui continuera d'être remboursée. Toutefois,
70 % des flèches sont décernées à des produits culturels, peu prisés des
copieurs.
(Libération - 26/03/1999)

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