Pour fonctionner, la télémédecine doit réfléchir en termes de compétitivité

Par 31 mars 2011
Mots-clés : Future of Retail, Europe
un ordinateur et stetoscope

Afin d'optimiser la réussite d'un système de télésanté, il faut bâtir des partenariats publics privés, expliquer l'intérêt aux utilisateurs et travailler sur l'interopérabilité des solutions.

La télémédecine s’intègre progressivement dans les systèmes de santé français mais les dispositifs sont encore trop peu généralisés, pas assez industrialisés et manquent d’interopérabilité. C’est le constat de l’étude "Télémédecine et Télésanté" menée conjointement en Europe par la Fédération des Industries Electriques, Electroniques et de Communication (FIEEC) et l’Agence Nationale des Systèmes d’information Partagés de Santé (ASIP Santé). Il préconise ainsi à la France de mener une réflexion stratégique commune publique/privée tant au niveau des apports en médecine qu’au niveau de la compétitivité industrielle qui peut en découler. Pour illustrer cela, l’étude s’appuie sur plusieurs exemples concrets déjà mis en place dans l’Union Européenne.

Un exemple belge

C’est le cas notamment du projet Vinca. Le service public de santé belge a en effet travaillé en étroite collaboration avec l’industrie. L’objectif ici est de mettre l’informatique au service des infirmières à domicile et de coordonner leurs efforts au niveau national. Le but est donc de saisir l’information au chevet du patient sans que cela n’alourdisse en aucune façon le travail du prestataire. Cela facilitera en effet toutes les formalités administratives. Comment ? Le dispositif propose aux professionnels de santé d’utiliser lors de chaque déplacement un ultra portable PC (UPPC) dans lequel il est possible d’introduire la carte d’identité électronique du patient. Les données ainsi stockées pourront être immédiatement utilisées et gérées par le logiciel de gestion du dossier infirmier : préparation de la facturation, gestion automatisée d’agenda, consultation du un dossier médical complet du patient et en temps réel.

Favoriser l’interopérabilité des systèmes

Le rapport souligne pourtant que ce type d’application ne peut fonctionner que si les professionnels et les patients sont sensibilisés à l’utilisation de la nouvelle technologie dans le milieu médical. Le système doit leur garantir en effet une amélioration dans leur quotidien, couplée d’une sécurité et d’un confort accrus. Enfin selon eux, il faut que les appareils et les logiciels soient tous interopérables, notamment au niveau européen. En Angleterre, par exemple une politique d’achat public, le NHS : National Program for IT (constitué de Logiciels, outils de communication est mise en place dans le cadre d’un programme national d’informatisation. Cela permet un déploiement plus rapide des solutions choisies.

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