La formation à distance prend de plus en plus en compte l'humain

Par 07 mars 2012 1 commentaire
Image de l'avatar d'AutoTutor

Adapter le contenu d'un module d'apprentissage en ligne en fonction de l'état d'esprit de la personne et du niveau de ses réponses améliore l'intérêt apporté au programme.

Apprendre avec un logiciel et sans professeur peut être fastidieux. Sauf si le logiciel parle à l'apprenant, et prend en compte ses émotions. Des chercheurs* des universités de Notre Dame et de Memphis sont partis de ce concept et ont mis au point AutoTutor et Affective AutoTutor. Ces deux systèmes d'apprentissage permettent d'évaluer le niveau de connaissance d'un étudiant, d'analyser ses réponses, de corriger des erreurs ou de répondre à des questions et à des commentaires. Ils permettent également de détecter des émotions telles que l'ennui ou la frustration chez l'étudiant, permettant de ce fait d'adapter leur stratégie pour aider la personne dans son apprentissage, à la façon d'un professeur de chair et de sang. Pour Sydney D'Mello, l'un des responsables du projet, ces deux logiciels "permettent de garder l'attention de l'élève et son intérêt en modulant le rythme, la direction et la complexité de la tâche d'apprentissage demandée".

Analyser le corps de l'apprenant

Pour ce faire, le système analyse l'expression du visage de l'étudiant ainsi que la posture de son corps. Il détecte ainsi, par l'intermédiaire d'une caméra et d'un système de capteurs, si la tête de l'étudiant est penchée ou bien droite. Il s'attarde également à l'expression du visage, par exemple si l'étudiant sourit. Ainsi, Affective AutoTutor peut déceler des états d'esprit tels que l'ennui ou la frustration. Le système, qui fait endosser à un avatar le rôle de professeur virtuel, adapte du coup l'expression de ce dernier en fonction des émotions de la personne, de l'approbation au scepticisme en passant par l'empathie. Pour Sydney D'Mello, le logiciel fonctionne comme "les humains qui ont toujours communiqué les uns avec les autres par la parole et une foule d'indices non verbaux comme les expressions faciales, le regard, la posture et la gestuelle".

Analyser les réponses des étudiants

Autre possibilité : analyser les réponses des étudiants. En effet, pour interagir avec le système, l'étudiant écrit les réponses aux questions ou problèmes posés par le faux professeur sur un clavier d'ordinateur. Le logiciel peut alors procéder à une analyse sémantique des réponses de l'étudiant. Par exemple, si celui-ci tape "Oui", le logiciel classe ce mot comme une petite réponse, s'il tape "je vois", la phrase est classée comme une expression métacognitive et s'il tape "qu'avez-vous dit", la phrase est classée comme une expression métacommunicative. En fonction, le logiciel adapte les tâches d'apprentissage pour permettre à l'étudiant de continuer à progresser. A noter que la prise en compte de l'état d'esprit via l'analyse de l'expression du visage suscite également l'intérêt du projet SlideWorld, développé par le laboratoire Bell Labs d'Alcatel-Lucent, et dont L'Atelier s'était fait l'écho.

*Sydney D'Mello, Art Graesser

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1 Commentaire

N'oubliez pas de vous habiller bolfortacnement, et avoir des chaussures adapte9es e9galement.Il y a une grande diffe9rence quand on est habille9s et chausse9s correctement pour danser le Forrf3. Cela nous permet d'eatre e0 l'aise, et donc mieux se concentrer sur l’apprentissage du Forrf3 pendant le stage.

Soumis par SuHyun (non vérifié) - le 24 mars 2012 à 22h07

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