Les fournisseurs d'accès sont de plus en plus nombreux à promettre des abonnements gratuits.

Par 12 mars 1999

(Les Echos - 12/03/1999) Les annonces se multiplient depuis quelques semaines. Le groupe Serveur prévoit dès juin une expérimentation à Paris, Lyon et Lille (voir la revue de presse du 04/03). Chez...

(Les Echos - 12/03/1999)
Les annonces se multiplient depuis quelques semaines. Le groupe Serveur
prévoit dès juin une expérimentation à Paris, Lyon et Lille (voir la revue
de presse du 04/03). Chez Easynet France "on y réfléchit très sérieusement
pour les mois à venir" (voir la revue de presse du 05/03). A compter du
mois de juin, Gateway prévoit d'offrir un accès gratuit à l'Internet avec
tout ordinateur acheté, comme il l'a fait aux Etats-Unis et en Angleterre.
Selon le patron d'un provider "tous les fabricants sont en train de
négocier pour fournir avec leurs machines un accès gratuit".
En attendant mieux, Packard Bell dévoile aujourd'hui une offre à 1 F par
jour.
Dixons en Angleterre a déjà séduit avec son offre FreeServe plus d'un
million de clients depuis septembre.
Une cinquantaine de fournisseurs se sont rués sur ce créneau de l'accès
gratuit.
N'ayant plus qu'à payer les factures de télécoms au prix d'un appel local,
les internautes sont gagnants avec l'abonnement gratuit.

Mais pour les provider, cette suppression d'abonnement suppose d'autres
sources de revenus. Serveur et Easynet prévoient ainsi de prélever une
partie des sommes provenant des communications téléphoniques. Thierry
Ehrmann de Serveur précise "nous allons signer un contrat avec un
opérateur concurrent de France Télécom qui nous reversera autour de 1,50 F
par heure de connexion".
Tous ne croient pas néanmoins à cette formule. Chez WordOnline, le
fournisseur partenaire de TF1 et de Bouygues, son directeur général,
Jean-Michel Soulier, explique "même si nous étudions ce modèle, nous
comptons plus sur la publicité".
Le succès du Net à 0 F inquiète déjà avant même son apparition en France.
Certains s'interrogent.
Fabrice Sergent, le patron de Club-Internet fait remarquer "comme le
fournisseur d'accès touche des revenus en fonction de la durée de
connexion, il peut être tenté de retenir l'abonné sur sa page d'accueil,
voire de ralentir les débits" tout en ajoutant "qui pourrait, en France,
supporter techniquement de passer de zéro à plusieurs centaines de
milliers d'abonnés en quelques mois ?".
(Libération - 12/03/1999)

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