Fracture numérique : les Etats-Unis misent sur le secteur privé

Par 09 juin 2009

L'Institut pour l'innovation américain réclame la mise en place de mesures incitatives pour encourager les professionnels des télécommunications à déployer le haut débit dans les zones blanches.

Pour lutter contre la fracture numérique, l'Institut pour l'innovation américain IPI mise sur le secteur privé. Il recommande au régulateur national, la FCC (Federal Communications Commission), de créer des zones dans lesquelles les fournisseurs d'accès et les opérateurs bénéficieront de mesures incitatives pour déployer des réseaux en haut débit. Parmi celles-ci, l'institut évoque le crédit d'impôt et d'autres avantages fiscaux. Le but est de motiver les entreprises à investir dans les endroits où le retour sur investissement était trop incertain jusqu’à présent. Et du coup de réduire les zones blanches, encore nombreuses sur le territoire.
La solution viendrait du privé
Selon l'IPI, une telle démarche comporte deux autres avantages : elle représente un levier de croissance dans un marché national déjà saturé. Et elle correspond à la logique de l'investissement sur le territoire américain. "Une partie de l’histoire du succès d’Internet aux U.S est dû au fait qu’il a été crée par des capitaux privés et non par les contribuables",argumente ainsi Tom Giovanetti, président de l’IPI. "La nouvelle politique fédérale ne supplantera ni ne dévaluera pas les investissements passés, présent et à venir". Et d'ajouter que la mise en place de mesures incitatives sonnera certainement le départ d'une course virtuelle entre les fournisseurs de câble, d'ADSL et d'accès sans-fil.
La main invisible pour réduire la fracture.
L'IPI rappelle enfin que même sans l'intervention de la FCC, ces zones non couvertes le seront un jour. Mais sans aide, les entreprises privées ne viendront que progressivement investir ces nouveaux marchés. Les Etats-Unis ne sont pas le seul pays développé à déployer des plans de lutte contre la fracture numérique. Le Pays de Galles inaugurait ainsi récemment son projet "Community 2.0". Mais celui-ci ne fait pas appel au secteur privé : il déploie des solutions basées sur la collaboration entre les hommes.
 

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