Fracture numérique : les handicapés et les seniors toujours exclus du Web

Par 11 septembre 2009 3 commentaires
Mots-clés : Digital Working, Europe

Aussi bien dans les pays pauvres que dans les pays riches, Internet reste le privilège de la majorité, laissant certaines populations de côté. Cependant, la démocratisation avance.

Des millions resteront exclus de l'économie numérique dans les années à venir. Telle est la conclusion des chercheurs britanniques de l’Université de la City à Londres, qui ont étudié l'accessibilité et la facilité d’usage du Web pour les populations marginalisées. Résultat : les personnes âgées, handicapés et appartenants aux couches sociales défavorisées ne bénéficient que peu ou pas des avantages du numérique. Plusieurs causes à ce phénomène, du manque de services adaptés à la simple absence d'accès à Internet.
Les premiers à avoir besoin du Web
" Chez les personnes âgées, les problèmes de vue ou d’audition viennent au fil du temps s’ajouter à une diminution de la dextérité, rendant les avancées technologiques constantes de plus en plus déroutantes et effrayantes ", souligne Alan Newell, responsable de l'étude. Les chercheurs visent à attirer l'attention des autorités sur l'importance du problème, tout en mobilisant les associations caritatives et les ONG. Car "ceux qui sont actuellement exclus du numérique sont aussi ceux qui pourraient en être les premiers bénéficiaires". Selon Marin Dacos, directeur du CLEO*, le Web ouvrirait aux personnes handicapées et aux seniors un accès inédit aux outils politiques, sociaux et culturels. "Le Web permettrait à une personne défavorisée de sortir de son enfermement générationnel ou culturel", explique-t-il à L'Atelier.
Bonnes nouvelles
Quelques avancées sont cependant à noter. Selon Marin Dacos, beaucoup d'efforts sont actuellement mis en œuvre pour rendre le Web plus accessible. "Il est loin, le temps où Internet était interdit, par exemple, aux personnes malvoyantes ou aveugles", précise-t-il. Autre tendance forte : les efforts pour démocratiser l'accès aux réseaux dans les pays en voie de développement. C'est notamment l'initiative de l’association à but non lucratif "One Laptop per Child", qui vise à mettre à disposition d’enfants défavorisés des ordinateurs portables bon marché équipés de logiciels en open source. Enfin, les sources du savoir deviennent aussi plus accessibles. Des revues scientifiques auparavant cantonnées à l'intérieur des campus universitaires sont désormais en libre accès sur Internet. "Il y a donc des avancées significatives, conclut Marin Dacos. Ceci aussi grâce aux changements d’ordre législatif et aux efforts des Etats".
* Centre pour l'édition électronique ouverte

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3 Commentaires

Bonjour,

Merci pour ces informations.

Peut-on trouver les résultats de cette étude en ligne ? Un rapport, une conclusion, un article publié par l'équipe ?

Je ne trouve rien sur le site de l'Université.

Merci par avance.
Sébastien Delorme

Soumis par Sébastien Delorme (non vérifié) - le 11 septembre 2009 à 20h30

Bonjour
J'irais avec le même commentaire, peut-on trouver cette étude en ligne? J'ai aussi fait des recherches sur le site de l'Université, mais sans succès.
Merci
Myriam Thibault
Bibliothécaire
Office des personnes handicapées du Québec

Soumis par Myriam Thibault (non vérifié) - le 16 septembre 2009 à 16h18

Dommage que l'on ne trouve pas l'étude, cela aurait enfin des données des arguments de poids pour aller vers ces publics.

Soumis par truffo (non vérifié) - le 17 septembre 2009 à 13h13

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