La fragmentation de l'attention modifie les stratégies de sondage

Par 14 mai 2010

Les consommateurs consultent l'information et communiquent sur des supports de plus en plus nombreux, et souvent en même temps. Pour les sondeurs, il faut faire avec cette dispersion de l'attention.

Les individus ont multiplié leurs moyens de chercher et partager de l'information : téléphone, mail, web, réseaux sociaux, télévision… Nombreux sont aussi ceux qui réalisent plusieurs tâches en même temps : recherche sur Internet, discussion téléphonique et envoi de mail, rapporte l'institut Survey Sampling International (SSI). "Les digital natives plus particulièrement considèrent comme normal de diviser leur attention entre plusieurs médias. Ils ne voient pas cela comme de l'éparpillement mais comme le moyen normal de communiquer", note Mark Hardy, directeur North America de l'institut. Une aubaine pour les marketeurs qui souhaitent réaliser des études de marché et des sondages, et qui peuvent désormais atteindre les consommateurs plus facilement à moindre coût. Mais le revers de la médaille a son importance : cette fragmentation des supports entraîne aussi une diminution de l'attention accordée, souligne le SSI.
Adapter les stratégies d'approches
"Les marketeurs doivent désormais repenser leur stratégie pour réussir à cibler efficacement les individus dans un environnement fragmenté", ajoute le responsable. "Par exemple en choisissant d'ajouter des questions sur l'environnement de la personne interrogée, sur les proches avec qui elle est en communication". Ou en prenant possession des canaux les plus utilisés afin d'être bien perçu par le consommateur, même si cela consiste à augmenter le nombre d'informations en circulation. D'autant que, rapporte également l'étude, les individus sont de plus en plus dans une logique de mobilité, et qu'ils sont susceptibles de répondre à des études dans des lieux très divers.
Une attention dispersée entre plusieurs média
Pour les chiffres, les trois quarts des Japonais possèdent un PC portable plutôt qu'un de bureau. La situation est quasi identique au Royaume-Uni et en Espagne. Des pays interrogés, seuls les Américains et les Français continuent à posséder en priorité un ordinateur de bureau. Sans grande surprise, le mobile fait aussi partie des modes de communication les plus plébiscités : une moyenne de 70 % des personnes interrogées en possède. Quant aux réseaux sociaux, leur utilisation est croissante. Sauf au Japon, où les internautes y préfèrent les blogs. Enfin, l'utilisation d'une plate-forme dépend de son âge : les jeunes investiront Facebook, quand les autres privilégieront Twitter et LinkedIn.

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