La France est également touchée, après les Etats-Unis, par le crime

Par 12 décembre 1997

informatique. La réunion consacrée au crime informatique du G8 s'est achevée mercredi. (voir la revue de presse du 11/12). Une dizaine de propositions d'actions et autant de grands principes ont été...

informatique. La réunion consacrée au crime informatique du G8 s'est
achevée mercredi. (voir la revue de presse du 11/12). Une dizaine de
propositions d'actions et autant de grands principes ont été adoptés.
Néanmoins, prouvant que les Etats prennent très au sérieux la menace que
fait courir la mise en réseau de la planète, les experts de la délinquance
liée aux nouvelles technologies de l'information étudiaient encore hier à
Washington plus spécialement le cyberterrorisme. En France, le ministère
de la Justice avoue de "récentes tentatives de pénétration" de réseaux
publics. Selon le Centre d'information et de documentation de l'assurance,
les pertes liées à des "malveillances intervenues dans l'exploitation des
moyens informatiques" atteignent 7,8 milliards de F. Le service d'enquêtes
sur les fraudes aux technologies de l'information, rattaché aux affaires
économiques de direction de la police judiciaire a, pour sa part, été
associé en 1996 à 273 procédures pénales. Au cours de la réunion du G8,
Alain Richard, le ministre de la Défense, a insisté sur la nécessité
d'éviter la naissance de pays liés à la criminalité informatique.
Néanmoins, le développement d'Internet ne remet pas en cause, pour la
France, toutes les règles pénales. Les 8 pays ont décidé dans l'immédiat
de mettre en place un service de police opérationnel 24 h/24, permettant
ainsi une coopération en "nanosecondes".
(La Tribune - 12/12/1997)

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